Tombée en faillite à la mi-août après le refus de son actionnaire Etihad (30 % du capital) de la renflouer, Air Berlin intéresse du monde. Normal, c'est la seconde compagnie aérienne allemande avec 29 millions de passagers par ...

Tombée en faillite à la mi-août après le refus de son actionnaire Etihad (30 % du capital) de la renflouer, Air Berlin intéresse du monde. Normal, c'est la seconde compagnie aérienne allemande avec 29 millions de passagers par an. Elle possède des créneaux très intéressants dans la plupart des grands aéroports du pays. Elle compte aussi 8.480 employés, pilotes et hôtesses, ainsi que 139 avions. Le puissant groupe Lufthansa (avec ses marques Lufthansa, Austrian, Swiss, Brussels Airlines et Eurowings) a été le premier à se porter candidat. Au point de susciter l'ire de Ryanair accusant les Allemands de s'arranger entre eux pour un transfert d'actifs au mépris de la concurrence. Cependant, un des schémas à l'étude verrait en fait trois acteurs se partager le " butin " : Lufthansa ; Condor, le transporteur de Thomas Cook ; et easyJet. De son côté, Ryanair s'est déclaré prêt à faire une offre sur l'ensemble, à condition d'avoir un accès aux comptes. La low cost irlandaise joue son va-tout afin d'empêcher son concurrent Lufthansa de se renforcer à moindres frais dans le court-courrier européen. Par Jean-Christophe de Wasseige