Quand on rêve de faire carrière dans les ressources humaines, on n'entreprend pas des études d'ingénieur industriel spécialisé en électricité. C'est pourtant ce que Geert Aelbrecht a fait. L'armée et le hasard aidant, sa carrière a dévié vers les ressources humaines. " Pour rentabiliser le temps passé à l'armée, je me suis lancé dans un post-graduat en génie de la sécurité, explique-t-il. Le génie de la sécurité est plutôt technique, certes, mais comporte aussi une dimension humaine. Il s'agit de former le personnel, de le motiver et le sensibiliser aux aspects sécuritaires. "
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Quand on rêve de faire carrière dans les ressources humaines, on n'entreprend pas des études d'ingénieur industriel spécialisé en électricité. C'est pourtant ce que Geert Aelbrecht a fait. L'armée et le hasard aidant, sa carrière a dévié vers les ressources humaines. " Pour rentabiliser le temps passé à l'armée, je me suis lancé dans un post-graduat en génie de la sécurité, explique-t-il. Le génie de la sécurité est plutôt technique, certes, mais comporte aussi une dimension humaine. Il s'agit de former le personnel, de le motiver et le sensibiliser aux aspects sécuritaires. " En 1995, Geert Aelbrecht entre chez Belgacom. " J'occupais une fonction technique. Belgacom venait de recevoir un rapport négatif en matière de sécurité. Ils savaient que j'avais un diplôme en génie de la sécurité et m'ont proposé la fonction de safety, health & environment manager. C'est alors que le déclic s'est fait. Pour prendre du recul par rapport au technique, je devais parfaire ma formation et acquérir un nouveau bagage. " Il décroche alors un MBA à la Vlerick School et suit une formation en HR strategy à la London Business School. Il travaille ainsi durant 12 ans pour Belgacom et gravit les échelons jusqu'à devenir vice president compensation & benefits du groupe. En 2007, Geert Aelbrecht entre chez Besix. Il est propulsé à la tête du département RH du groupe de construction et de promotion immobilière qui emploie actuellement 14.000 personnes. Selon le jury, un des grands mérites de Geert Aelbrecht est d'avoir développé le département RH de Besix quasi à partir de rien. " Il ne faut pas exagérer, relativise-t-il. Quand j'ai débuté, Besix regroupait différentes entités pour lesquelles il n'y avait pas d'approche RH commune. Pour assurer l'avenir de Besix à long terme, il me semblait indispensable d'investir dans le développement d'une politique cohérente en matière de formations, de talents et d'évaluations. " Entre-temps, Geert Aelbrecht a été nommé communications director et fait partie du comité exécutif de Besix. Après 10 ans d'ancienneté, Geert Aelbrecht se considère comme un employé fidèle à son entreprise. " J'aimerais initier une mouvance, explique-t-il. Cela ne se fait évidemment pas en deux ou trois ans. Il faut plus de temps. " L'individualisation collective est un des grands défis de demain, pour Besix et pour les RH en général, ajoute Geert Aelbrecht. " Une grande entreprise doit tenir un cap bien précis et mettre en place une politique RH qui tient compte des besoins individuels des collaborateurs. Des besoins qui divergent de plus en plus au fur et à mesure qu'augmente la diversité des employés. Par ailleurs, ces besoins changent constamment mais il est impossible de modifier constamment la politique. Il faut donc instaurer des politiques collectives évolutives facilitant la flexibilité et les choix individuels. " Geert Aelbrecht va devoir composer avec le nouveau CEO Rik Vandenberghe (ex-patron d'ING Belgium) qui succède à Johan Beerland à la tête du groupe. " Chaque CEO a sa personnalité propre, conclut-il. Besix est une entreprise qui a grandi de l'intérieur, dont les employés ont évolué vers des fonctions de plus haut niveau. Pour passer à la vitesse supérieure, elle a besoin de sang neuf. Notre nouveau CEO vient d'un autre secteur mais connaît bien l'entreprise, une chance inouïe. Le département RH et l'entreprise tout entière vont vivre des moments captivants, j'en suis sûr. " LAURENZ VERLEDENS