Le processus de refondation du cdH a failli s'appeler Shaker, du nom de cet ustensile de bar qui sert à mélanger les ingrédients d'un cocktail comme on secoue énergiquement les idées. L'agence de communication Expansion, associée au brainstorming du parti humaniste, avait aussi avancé le nom de Brasero pour souligner ce désir d'échange convivial autour d'un feu rassembleur. Mais c'est une photo parue dans La L...

Le processus de refondation du cdH a failli s'appeler Shaker, du nom de cet ustensile de bar qui sert à mélanger les ingrédients d'un cocktail comme on secoue énergiquement les idées. L'agence de communication Expansion, associée au brainstorming du parti humaniste, avait aussi avancé le nom de Brasero pour souligner ce désir d'échange convivial autour d'un feu rassembleur. Mais c'est une photo parue dans La Libre du 25 septembre dernier qui a finalement séduit le président Maxime Prévot. Ce jour-là, le quotidien consacre en effet un long portrait au philosophe Laurent de Briey, surnommé " le Monsieur Refondation du cdH ". Le hasard fait que la photo choisie pour l'article a été réalisée dans les rues de Namur et que l'interviewé pose, les bras croisés, devant la devanture d'une boutique de mode baptisée Il fera beau demain. Pour le président du parti centriste, le message d'espoir saute aux yeux et il décide alors de coller le nom de cette enseigne namuroise au processus de reconstruction du cdH. Les appellations de type Shaker et Brasero sont dès lors enterrées : le nom de code Il fera beau demain est adopté et doit déboucher, à terme, sur un nouveau mouvement politique coiffé d'un tout nouveau nom de parti. C'est du moins ce qu'a promis Maxime Prévot ce samedi à Namur Expo lorsqu'il a officiellement donné le coup d'envoi de cette refondation et présenté le logo ensoleillé qui la soutient. Il reste à savoir maintenant si cet élan plein d'enthousiasme ne sera pas grippé par le redémarrage de la machine électorale. Plombé par des résultats décevants lors des dernières élections, le cdH a en effet choisi de siéger sur les bancs de l'opposition. Or, les derniers sondages ne lui donnent guère l'espoir de gagner de nouveaux électeurs. En cas d'élections anticipées, le message du parti pourrait même être brouillé avec cette promesse Il fera beau demain dont on ne sait pas très bien de quoi il sera fait. Et l'orage, gronder davantage...