" Amener le niveau d'endettement sous les 100 % du PIB à la fin du parcours, doit rester l'objectif. C'est ambitieux, mais c'est possible ", affirme le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) dans sa note de politique générale qui accompagne le budget 2018 de l'Etat. Possible ? Quand le gouvernement Michel s'est installé en 2014, la dette atteignait 106,7 % du PIB. Depuis, elle a été ...

" Amener le niveau d'endettement sous les 100 % du PIB à la fin du parcours, doit rester l'objectif. C'est ambitieux, mais c'est possible ", affirme le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) dans sa note de politique générale qui accompagne le budget 2018 de l'Etat. Possible ? Quand le gouvernement Michel s'est installé en 2014, la dette atteignait 106,7 % du PIB. Depuis, elle a été réduite, notamment grâce à la vente pour 2 milliards d'euros d'un quart des actions BNP Paribas détenues par l'Etat belge. La dette s'élève aujourd'hui à 104,3 % du PIB et, l'an prochain, elle devrait descendre jusqu'à 102,9 % du PIB, toujours selon la note de politique générale du ministre. Pour arriver au seuil de 100 % du PIB, il faudrait trouver environ 11,5 milliards d'euros. Une partie proviendra de la mise en Bourse partielle de Belfius (jusqu'à 49 %, l'Etat conservera le contrôle de la banque) au printemps prochain. L'opération devrait apporter 3 à 4 milliards à l'Etat. Même si on devait y ajouter la vente du solde de la participation dans BNP Paribas, on n'atteindrait pas le montant voulu. Faudra-t-il alors envisager d'autres privatisations ? Johan Van Overtveldt l'avait laissé entendre récemment, déclenchant une sacrée polémique sur l'hypothèse d'une privatisation de la SNCB. Le portefeuille de la SFPI, le bras financier de l'Etat, est valorisé à près de 17 milliards d'euros dans son dernier rapport annuel. Diminuer l'endettement, ce n'est pas uniquement privatiser, c'est aussi éviter les déficits budgétaires. Le gouvernement a certes reporté son objectif de retour à l'équilibre mais, souligne le ministre des Finances, en 2018, " nous plongerons sous le 1 % de déficit pour la première fois depuis la crise financière ". Il entend bien accentuer le mouvement et " approcher autant que possible d'un équilibre structurel " grâce à une maîtrise des dépenses et " les effets retour de l'agenda des réformes qui commencent à se ressentir clairement ". Christophe De Caevel