Qu'aurait pensé Vincent Van Gogh (1853-1890), génie dépressif ignoré par son époque, de voir ses oeuvres disséminées à travers le monde un siècle et des poussières après don décès? Dans l'actualité de cette fin 2021, au très co...

Qu'aurait pensé Vincent Van Gogh (1853-1890), génie dépressif ignoré par son époque, de voir ses oeuvres disséminées à travers le monde un siècle et des poussières après don décès? Dans l'actualité de cette fin 2021, au très cosy Musée Rops, une reconnaissance (une de plus) alors que les prix de ses tableaux atteignent des sommes stratosphériques: pour rappel, le Portrait du docteur Gachet s'est vendu en 1990 pour 75 millions de dollars. Ce paradoxe entre pauvreté de son vivant et célébration fortunée après sa mort plane forcément au-dessus de l'expo namuroise. Notamment avec les multiples correspondances du Hollandais, qui sont également imprégnées des productions d'autrui. Namur propose donc un dialogue pictural entre l'héritage immense de Vincent Van Gogh et une trentaine de faiseurs d'art tels que Jef Lambeaux, auteur du haut-relief des Passions Humaines au Cinquantenaire, Constantin Meunier ou le titulaire des lieux, Félicien Rops. Dans ces allers-retours se dessine évidemment une grande partie fertile des 19e et 20e siècles. Et plus, si affinités...