On savait depuis un certain temps déjà que l'exercice 2017 (période comprise entre juillet 2016 et juin 2017) ne serait pas un grand cru pour le leader du marché de la production et la commercialisation d'édulcorants naturels à base de stévia. Au premier semestre, le chiffre d'affaires (CA) du groupe a reculé de 13,4 %, à 47,2 millions de dollars. En cause : les problèmes rencontrés avec les autorités douanières américaines, qui ont bloqué pendant de longs mois tous les chargements de stévia en provenance de Chine car elles suspectaient le travail forcé du personnel de production. Fin janvier, PureCircle a été radiée de la liste des entreprises suspectées, mais la tendance...

On savait depuis un certain temps déjà que l'exercice 2017 (période comprise entre juillet 2016 et juin 2017) ne serait pas un grand cru pour le leader du marché de la production et la commercialisation d'édulcorants naturels à base de stévia. Au premier semestre, le chiffre d'affaires (CA) du groupe a reculé de 13,4 %, à 47,2 millions de dollars. En cause : les problèmes rencontrés avec les autorités douanières américaines, qui ont bloqué pendant de longs mois tous les chargements de stévia en provenance de Chine car elles suspectaient le travail forcé du personnel de production. Fin janvier, PureCircle a été radiée de la liste des entreprises suspectées, mais la tendance négative du CA s'est poursuivie au second semestre, avec un repli de 14,8 %, de 84,2 à 71,7 millions de dollars. Sur une base annuelle, on note un recul de 14,3 %, à 118,9 millions de dollars, le premier tassement du CA depuis 2012. Aux États-Unis, le groupe a accusé un repli de 28,1 millions de dollars, à 19 millions. Les blocages en douane ont coûté au groupe 30 à 35 millions de dollars de CA. En dehors des États-Unis, le CA s'est accru de 8 %, grâce à une croissance de 30 % en Europe, à 52,3 millions de dollars. Dans les autres régions - l'Amérique latine (-3,1 %, à 30,9 millions de dollars) et l'Asie (-20,9 %, à 14,3 millions de dollars) -, le CA s'est tassé. Le bénéfice brut a dévissé de 19,6 %, à 45,8 millions de dollars (-22,4 %, à 26,7 millions au second semestre), tandis que la marge bénéficiaire brute s'est effritée de 41,7 à 38,5 % (37,2 % au second semestre). Le cash-flow récurrent (REBITDA) a reculé au second semestre de 20,1 %, à 21,6 millions de dollars, et sur une base annuelle, de 28,2 %, à 27,1 millions de dollars. Le bénéfice net a diminué de moitié à 7,2 millions de dollars, et par action, cela donne un bénéfice net de 4,1 centimes de dollar ou 3,1 pence. Enfin, la dette nette s'est alourdie, de 52,9 à 84,7 millions de dollars, car PureCircle continue d'investir considérablement pour pouvoir conserver son leadership. Au printemps, il a inauguré sa nouvelle usine de transformation en Malaisie (coût : 42 millions de dollars), qui doublera la capacité du groupe à un CA de 450 à 500 millions de dollars. Comme il l'avait annoncé l'an dernier, le groupe investit également dans un programme agricole de plusieurs années 100 millions de dollars afin d'optimiser la chaîne de transformation et créer de nouvelles variétés de stévia. Le groupe anticipe à nouveau une croissance cette année. Le consensus de marché fait état d'un CA de 147,3 millions de dollars (+23,9 %). Pour soutenir la croissance ultérieure, le groupe a négocié en septembre une nouvelle facilité de crédit de 200 millions de dollars. L'action est intégrée depuis le 1er septembre à l'indice FTSE Small Cap et au FTSE All Share. Les chiffres annuels de PureCircle sont aussi décevants qu'attendu. Pourtant, le cours a déjà doublé cette année en réaction aux perspectives toujours positives à long terme. Nous abaissons notre conseil vu le récent rallye. La valorisation déjà élevée historiquement a en effet progressé à 100 fois le bénéfice escompté en 2018 et 44 fois le rapport attendu en 2018 entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash opérationnel (EBITDA). Conseil : conserver/attendre Risque : moyen Rating : 2B Paru sur initiedelabourse.be le 29 septembre Les perspectives à long terme sont toujours positives.