Virtuose, éblouissant, monstrueux, génial : le violoniste belgo-russe Vadim Repin collectionne les superlatifs. Au moins depuis sa victoire au Concours Reine Elisabeth de 1989 où, âgé de 17 ans, il bouleversa le Palais des Beaux-Arts, notamment via son interprétation de Tchaïkovski. Le son est brillant et d'une insolente facilité, issu d'une formidable capacité narrative : cette performance aux racines slaves sera le prélude à une carrière internationale d'envergure associant orchestres, compositeurs et chefs de prestige, entre Yehudi Menuhin, Beethoven et le Berlin Philharmonic. Sa venue dans l'intimité du Théâtre de Namur est donc un événement pour cet instrumentiste qui n'oublie jamais que la musique est d'abord une intense combustion des sentiments. En duo ou en trio, avec le bugle de Sergei Mikhaïlovitch Nakariakov et le piano de Maria Meerovitch, Vadim Repin revisitera le répertoire de Brahms, Grieg et Schuman. Réservation indispensable.

Le 21 janvier au Théâtre de Namur, www.theatredenamur.be