Selon bpost, une boîte aux lettres sur cinq environ arbore déjà un autocollant signalant que son propriétaire ne souhaite pas recevoir de publicités. La technique ne semblant guère efficace, les autorités de la ville de Louvain envisagent d'inverser la mécanique. Lassées de voir les dépliants publicitaires envahir les boîtes aux lettres de la cité alors que les papiers et cartons représentent 15,9% des déchets municipaux, elles ont décidé de changer de tactique. Plus aucun dépliant publicitaire ne pourrait être glissé dans une boîte aux lettres sauf si son propriétaire le mentionne explicitement sur celle-ci par l'apposition d'un autocollant disant oui plutôt que non. L'ombudsman de Flandre avait déjà formulé pareille proposition voici deux ans. Les autorités communales étudient actuellement si pareil interdit est légalement possible, commente l'échevin Groen Thomas van Oppens. Aux Pays-Bas, la ville d'Amsterdam a introduit le ja sticker l'année dernière et, depuis, la bataille juridique y fait rage mais aucune décision définitive n'est encore tombée. Cette bataille oppose la ville aux éditeurs de folders rejoints pour la circonstance par l'industrie graphique. A Louvain, le conseil communal sera appelé à se prononcer, ce mois encore, sur la taxation de tout envoi publicitaire adressé de manière non nominative.