La semaine dernière, la décision de l'Autorité française de la concurrence concluait que Google avait abusé de sa position dominante dans le secteur de la pub en ligne, lui infligeant une amende de 220 millions d'euros. Non contestée par le géant du web, cette décision produit déjà quelques effets: s'estimant lésée pa...

La semaine dernière, la décision de l'Autorité française de la concurrence concluait que Google avait abusé de sa position dominante dans le secteur de la pub en ligne, lui infligeant une amende de 220 millions d'euros. Non contestée par le géant du web, cette décision produit déjà quelques effets: s'estimant lésée par Google, la start-up belge Proxistore, spécialisée dans la publicité géolocalisée sur le web, entend en effet intenter prochainement une procédure en dommages et intérêts à Bruxelles. Proxistore considère que Google lui a causé un préjudice de 180 millions d'euros sur une période de 90 mois. "Il a été reconnu que sa position centrale entre les annonceurs et les éditeurs a permis à Google de déréguler le marché à son profit, au détriment de tas d'autres petits acteurs, plaide Bruno Van Boucq, CEO de Proxistore. La décision de l'Autorité de la concurrence en France établit l'abus et il nous est donc possible de demander des dommages et intérêt sur base de cette décision." L'entrepreneur prévient par ailleurs que son entreprise pourrait se joindre à toute autre class action. Ce n'est pas la seule affaire opposant Proxistore à Google: la firme américaine a introduit en 2019 une action pour faire annuler l'un des brevets détenus par la start-up belge de la pub en ligne... alors que cette dernière accusait le géant du web de contrevenir à ce même brevet. Des audiences publiques sur l'action en nullité auront lieu en novembre.