La multiplication des "piqûres sauvages" dont se disent victimes les festivaliers de Flandre relèverait-elle de l'hystérie collective? Les analyses médicales se sont en effet toutes révélées négatives, et au moins un pr...

La multiplication des "piqûres sauvages" dont se disent victimes les festivaliers de Flandre relèverait-elle de l'hystérie collective? Les analyses médicales se sont en effet toutes révélées négatives, et au moins un précédent existe. Nausées, palpitations, vomissements, maux de tête: en juin 1999, une trentaine d'élèves d'une école de Bornem, près d'Anvers, se sont retrouvés aux urgences après avoir consommé du Coca-Cola issu d'un distributeur automatique. Les jours suivants, des troubles analogues sont signalés dans d'autre écoles. Un centre de crise est ouvert. Près de 800 cas sont enregistrés. Prudente, l'entreprise rappelle 2,5 millions de bouteilles et de canettes. La vente de Coca-Cola est temporairement suspendue. A la demande du gouvernement, le Conseil supérieur d'hygiène mène l'enquête et conclut qu'à l'exception d'un minime incident de production, on se trouve en présence d'un MSI (Mass Psychologic Illness), un phénomène d'hystérie collective. Celui-ci aura toutefois fait perdre à l'époque à l'entreprise quelque 4 milliards de francs, c'est-à-dire 100 millions d'euros.