Le groupe de travail sur le photovoltaïque wallon mis sur pied par le ministre de l'Energie Jean-Luc Crucke et présidé par Damien Ernst, professeur de l'ULiège, vient de terminer ses travaux et de remettre son rapport. Il était chargé de trouver une solution à la fameuse bulle des certificats verts et de mettre à plat les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables.

Que retenir des recommandations déposées ? D'abord la fin des certificats verts. Le groupe de travail estime ce système dépassé et recommande son abandon aussi vite qu'un nouveau mécanisme de soutien aura été trouvé avec tous les acteurs concernés. Lequel ? Mystère. Deuxième recommandation : la mise en place d'une nouvelle taxe destinée à éponger le déficit lié aux subsides déjà octroyés. On estime cette dette à près de 2 milliards d'euros au total. Dans le groupe, le consensus s'est fait autour de 45 euros par an par ménage, 250 pour les professionnels, 2.500 pour les entreprises. Cette taxe servirait aussi à alimenter un fonds de transition énergétique destiné à soutenir de nouveaux projets renouvelables. Jean-Luc Crucke s'est déjà montré plus que perplexe à l'idée de lancer une nouvelle taxe...