L'idée peut sembler saugrenue. De nombreux Flamands sont inviter à conserver au congélateur, entre frites et potages surgelés, une ou plusieurs mésanges. Ils répondront ainsi à l'appel de l'association protectrice des oiseaux Vogelbescherming Vlaanderen qui s'interroge sur leur mortalité. De plus en plus d'oisillons sont en effet retrouvés morts au nid, surtout lorsqu'il s'agit de mésanges bleues ou charbonnières. Sans exclure d'autres hypothèses, l'association soupçonne les produits utilisés pour éliminer la pyrale du buis, ce papillon venue d'Asie dont les chenilles dévorent uniquement le buis. Les mésanges en sont friandes et en nourrissent leurs petits qui seraient, de la sorte, empoisonnés. Pour en avoir le coeur net, il n'y a qu'une solution : l'autopsie. D'où cet appel à collecter et conserver les cadavres au congélateur, en toute hygiène et sécurité bien évidemment, dans un double sac en plastique. Vogelbescherming Vlaanderen n'ignore pas que son appel peut sembler déroutant mais promis, juré, tous les petits cadavres seront enlevés par l'association pour le 30 juin au plus tard. Entre-temps, un financement participatif sera lancé pour financer les examens en laboratoire, dont le coût oscille entre 300 et 350 euros par nid.