Détenteur d'un master en administration des affaires de HEC, Guillaume Boutin a débuté comme consultant chez Roland Berger et a contribué en 1999 au lancement de la société InStranet dont il gérait le marketing depuis New York. En 2003, il est entré au service de Frank Esser, le PDG du deuxième opérateur mobile français SFR. En tant que chef de cabinet, il a participé à l'acquisi...

Détenteur d'un master en administration des affaires de HEC, Guillaume Boutin a débuté comme consultant chez Roland Berger et a contribué en 1999 au lancement de la société InStranet dont il gérait le marketing depuis New York. En 2003, il est entré au service de Frank Esser, le PDG du deuxième opérateur mobile français SFR. En tant que chef de cabinet, il a participé à l'acquisition complexe de Neuf-Cegetel (4,5 milliards d'euros), ce qui a permis à SFR de combiner téléphonie fixe et mobile. En qualité de directeur financier, il a pu intégrer Neuf-Cegetel et préparer l'avènement de la 4G. Jusqu'à ce que Free Mobile vienne torpiller ses plans. En 2012, le nouveau venu a su séduire quelque 3,6 millions de clients en l'espace de six mois. Avec pour conséquence le licenciement de Frank Esser. Guillaume Boutin est revenu à ses anciennes amours : le marketing. Il ambitionnait de développer la marque low cost RED pour évincer Free Mobile et créer une SFR Family genre Tuttimus pour les amateurs de valeur ajoutée. Les résultats étaient plutôt mitigés. En 2013, SFR a perdu un tiers de son résultat d'exploitation. Un an plus tard, la société était revendue à Altice. Boutin a alors rejoint Canal+, une autre société du groupe Vivendi. Nouveau job, nouveau défi. " Les offres de Canal+/Canalsat n'avaient pour ainsi dire pas changé en 10 ans ", explique Guillaume Boutin. Il a donc simplifié le portefeuille et fait en sorte que Free et Orange partagent l'offre de Canal+. Pour ce qui est du streaming, il a conclu des deals avec Apple et Google, ce qui n'a pas permis de résoudre d'emblée le problème. Le résultat d'exploitation courant du groupe Canal+ a chuté de 44 % l'an dernier. Dominique Leroy, la CEO de Proximus, loue " l'incroyable expérience en stratégie, finances et marketing " de Guillaume Boutin. Une chose est sûre : il pourra oeuvrer dans un environnement plus stable chez Proximus. B.L.