En cette veille d'élections, l'enseignement va-t-il, lui aussi, devenir un terrain d'affrontement politique ? Principal acteur du secteur avec plus de 2.200 écoles fréquentées par quelque 935.000 élèves et étudiants, l'enseignement catholique de Flandre (Katholiek Onderwijs Vlaanderen) prépare " l'école ...

En cette veille d'élections, l'enseignement va-t-il, lui aussi, devenir un terrain d'affrontement politique ? Principal acteur du secteur avec plus de 2.200 écoles fréquentées par quelque 935.000 élèves et étudiants, l'enseignement catholique de Flandre (Katholiek Onderwijs Vlaanderen) prépare " l'école de demain " en mettant l'accent sur l'économie et les sciences humaines. Dès septembre 2019, les élèves du secondaire y développeront durant deux heures par semaine leurs compétences économiques et financières par le décryptage des médias, la découverte de l'entreprise et l'apprentissage de la citoyenneté. Leur parcours hebdomadaire ne pouvant excéder 27 heures, ils perdront au passage une heure de néerlandais dont l'enseignement tombera de 5 à 4 heures par semaine, ce qui agace profondément la N-VA. Le néerlandais est la dernière matière sur laquelle on peut rogner, s'insurge Koen Daniëls, premier vice-président de la Commission enseignement du Parlement flamand. " Prétendre que quatre heures par semaine peuvent suffire est donner un très mauvais signal. En tant que N-VA, nous estimons qu'il faut investir davantage dans l'apprentissage du néerlandais ", poursuit l'élu de Flandre-Orientale qui, à l'appui de son raisonnement, brandit Progress in International Reading Literacy Study, une étude menée en 2016 par l'Unesco dans laquelle les Flamands de 10 ans ne sont que 32e en matière de compréhension à la lecture. Et par rapport à 2006, poursuit-il, ce sont eux qui ont enregistré le plus important recul.