Ceux qui imaginent tous les salariés recoivent des chèques repas chaque mois ou qu'ils sont bien protégés par l'assurance hospi-talisation de leur employeur vont devoir revoir leur opinion.

Partena Professional, le prestataire de services RH, a mené une enquête sur les rémunérations alternatives auprès de 169 entreprises de tous les secteurs et a analysé les données de 257.000 salariés. Les résultats sont surprenants : 74 % des entreprises ne proposent toujours pas de chèques repas, 66 % n'ont pas les écochèques dans leur politique de rémunération, 80 % n'offrent pas d'assurance-groupe et seules 10 % couvrent leurs employés avec une assurance hospitalisation. En outre, les formules les plus intéressantes sont aussi les moins utilisées. " Par exemple, à peine 4 % des entreprises de taille moyenne participant à la gestion de la performance versent des primes salariales, 5% d'entre elles versent des primes bénéficiaires et 6 % des warrants, explique Yves Stox, senior legal counsel chez Partena Professional. Pourtant, ces formules génèrent le coût le plus bas pour l'employeur et le rendement le plus élevé pour l'employé. "

Partena Professional reçoit aussi très peu de questions de ses clients concernant les tarifs préférentiels, une autre alter-native très avantageuse. Il s'agit de permettre à un employé de bénéficier des services ou des produits vendus par son entre-prise à prix réduit. Pour bénéfi-cier d'une exonération fiscale et sociale, le prix proposé ne peut pas être inférieur au prix de revient et la réduction ne peut être supérieure à 30 % du prix normal.

Clairement, les entreprises ne font pas assez usage de toutes les possibilités d'optimisation des salaires. Elles offrent pourtant une alternative intéressante à la simple augmentation de salaire coûteuse ou à la prime en cash très taxée. En outre, il s'agit d'une arme très utile pour attirer de nouveaux talents.