Le compte à rebours a commencé. Et dans les coulisses du Belgian Knockout, le nouveau tournoi de l'European Tour qui se déroulera sur le parcours anversois de Rinkven du 17 au 20 mai, la tension monte.
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Le compte à rebours a commencé. Et dans les coulisses du Belgian Knockout, le nouveau tournoi de l'European Tour qui se déroulera sur le parcours anversois de Rinkven du 17 au 20 mai, la tension monte. C'est la famille de Thomas Pieters qui organise l'événement. Désireux de participer à l'essor du golf dans notre pays, le champion a décidé de relancer personnellement l'Open de Belgique, à l'arrêt depuis 2000, et le Belgacom Open. Et pour relever le défi, il a entraîné tout son clan : sa soeur Lieselotte, son beau-frère Jeremy Anciaux, son frère Pieter-Jan et sa belle-soeur Céline. " Le stress est permanent. On bosse sept jours sur sept. L'organisation d'un tel événement est un véritable défi. Heureusement, on forme un véritable team ! ", résume Lieselotte, formée chez IMG-Mc Cormack et qui assure aussi le management de Thomas au quotidien. Il est de plus en plus difficile de mettre sur pied un grand événement sportif dans un petit pays comme la Belgique. A fortiori en golf, un sport aux allures de niche qui souffre toujours d'une image élitiste. " Mais le moment était idéal pour faire bouger les lignes, poursuit Jeremy Anciaux qui a abandonné ses activités financières à la City de Londres pour piloter la société PietersProduction. La discipline a le vent en poupe. Des barrières sont tombées, notamment grâce aux Jeux olympiques et à la Ryder Cup. On sent un intérêt populaire et médiatique croissant grâce notamment aux exploits de nos meilleurs joueurs. " Pour cette première édition, le Belgian Knockout est parti sur des bases modestes, avec un prize money d'un million d'euros (c'est le montant minimum pour accéder au circuit européen). " Mais si l'on ajoute les droits télé, le catering, les infrastructures, la sécurité, le personnel et la promotion de l'événement, on arrive tout de même à un budget organisationnel de près de trois millions d'euros ! " Ce n'est pas évident à équilibrer. " Heureusement, nous comptons sur l'aide de sponsors importants comme Delen Private Bank, BMW ou Rolex, précise Jeremy Anciaux. La Fédération et Golf Vlanderen nous apportent également leur soutien, tout comme l'European Tour qui voulait absolument que la Belgique se retrouve à nouveau dans son calendrier. La vente des tickets fonctionne plutôt bien et devrait grimper durant la dernière semaine. Mais à l'arrivée, cette pendaison de crémaillère sera forcément déficitaire. On espère réussir le break-even l'an prochain et toucher nos premiers bénéfices en 2020. " Tout dépendra, en vérité, du succès sportif et populaire. Le plateau 2018 a belle allure avec le triumvirat belge Pieters-Colsaerts-Detry et plusieurs champions étrangers, comme le Néerlandais Joost Luiten ou le Danois Thomas Bjorn, également capitaine de le l'équipe de Ryder Cup. Il reste aux spectateurs, fussent-ils éminents connaisseurs ou simples curieux, à répondre présents. De nombreuses animations sont prévues durant les quatre jours pour faire de l'événement une vraie fête du golf.