Liesbeth Homans, ministre flamande du Logement se serait bien passée de ce " cadavre " qui, subitement sorti du placard, met en lumière une série de dysfonctionnements. En 2009, le groupe Matexi sollicite l'autorisation de constituer une société de logement social. Trois ans plus tard, il annon...

Liesbeth Homans, ministre flamande du Logement se serait bien passée de ce " cadavre " qui, subitement sorti du placard, met en lumière une série de dysfonctionnements. En 2009, le groupe Matexi sollicite l'autorisation de constituer une société de logement social. Trois ans plus tard, il annonce que, faute de décision, Vitare (la société nouvellement créée) doit être reconnue comme telle. La société achète avec de l'argent emprunté auprès de la Vlaamse Maatschappij voor Sociaal Wonen (VMSW) 53 hectares de terrain, tous propriétés de Matexi, sans avoir la certitude de pouvoir y édifier des logements sociaux. Personne ne s'en émeut. Les projets tardant à se concrétiser, la société est déficitaire dès 2014. Une Visitatiecommissie chargée d'évaluer les prestations de Vitare se met au travail. Deux ans plus tard, elle rend son verdict : " la société n'est pas viable " et son avenir " comporte de gros risques ". Considérant que Vitare est " sous le contrôle de la VMSW ", la ministre estime toutefois que prendre des mesures n'est pas nécessaire, pourvu que la société actualise son projet de gestion. En mai de cette année, Vitare entre en liquidation sans avoir remboursé son emprunt et laisse un trou de 42 millions qui pose question. Pour Matexi, Vitare a été torpillée dans son fonctionnement par les villes et les communes qui ne voulaient pas de logements sociaux sur leur territoire ou tenaient à en éloigner le secteur privé pour y maintenir leur influence.