Depuis que le baromètre des notaires existe (2007), le nombre de transactions immobilières actées devant notaire au troisième trimestre n'a jamais été aussi élevé. Il a augmenté de 4,6% par rapport à la même période l'an dernier. Sur les neuf premiers mois de l'année, le bond est même de 6,6%. Une hausse étonnante alors que les taux hypothécaires ou les rendements sur les marchés financiers sont faibles depuis longtemps déjà. Au cours du troisième trimestre, la hausse est majeure à Bruxelles (+ 7,6%), plus modérée dans les deux autres Régions : + 1,7% en Wallonie et + 5,4% en Flandre. Au niveau des prix, la hausse ne connaît aucune pause. Le prix moyen d'une maison s'élève à 259.725 euros (+ 3,2%) avec Bruxelles loin devant (474.371 euros) et le Hainaut comme la province wallonne la plus intéressante (157.969 euros). En Wallonie, la palme revient toujours au Brabant wallon (339.515 euros, + 5%). Pour la première fois, le prix moyen dans les provinces de Luxembourg et de Namur a dépassé les 200.000 euros. Il est à noter que la hausse de ce prix moyen est de 14,5% sur cinq ans, soit 6,2% hors inflation. Du côté des appartements, la hausse est comparable (+ 3,7%) avec un prix moyen de 228.356 euros. A ce niveau, la côte arrive en tête (avec 264.500 euros pour la Flandre-Occidentale) devant Bruxelles (253.500 euros).

Le quatrième trimestre de cette année risque d'être tout aussi agité. En effet, la Flandre a annoncé, fin septembre, la fin du bonus logement au 1er janvier 2020. Depuis, c'est la folie chez les notaires du nord du pays. En octobre, le nombre de transactions a bondi en Flandre de 42% par rapport à l'an dernier, soit 27.152 actes de vente. Une hausse incroyable qui devrait se poursuivre en novembre et décembre puisque l'obtention du bonus logement dépend de la date de la signature de l'acte, pas du compromis de vente.