"Oui, il faut espérer qu'il fasse beau et que l'été indien se prolonge puisque les concerts extérieurs des Nuits se dérouleront intégralement à l'endroit où est habituellement installé le chapiteau du festival. Mais cette fois-ci, ce sera sans abri pour le public en cas de pluie ". L'attachée de presse du Botanique, Pascale Bertolini, a une sacrée série de Nuits Botanique à son C.V. et sait que cette édition qui démarre ce 24 septembre...

"Oui, il faut espérer qu'il fasse beau et que l'été indien se prolonge puisque les concerts extérieurs des Nuits se dérouleront intégralement à l'endroit où est habituellement installé le chapiteau du festival. Mais cette fois-ci, ce sera sans abri pour le public en cas de pluie ". L'attachée de presse du Botanique, Pascale Bertolini, a une sacrée série de Nuits Botanique à son C.V. et sait que cette édition qui démarre ce 24 septembre sera d'une nature particulière. Une affiche restreinte, des noms moins connus, le tout parce que les jauges ont forcément dû être réduites pour cause de Covid : les 700 places debout de l'Orangerie se transforment donc en 160 assises, et les concerts dans le jardin n'accueilleront pas davantage que 400 spectateurs. Les participants ? Hormis quelques noms tels que Yael Naim ou Robbing Millions (très connu en Flandre), la quarantaine d'invités aux Nuits fonctionnent pas mal dans l'indie/underground qualitatif. On en extrait l'excellentissime quatuor ECHT ! qui redéfinit avec fougue et imagination un jazz contemporain funky, acrobatique et improvisé, ou le plus consensuel Nicolas Michaux, de retour avec une brassée de belles chansons qui logiquement, pourraient en faire un jeune Alain Souchon pop. En parallèle aux Nuits, le festival Francofaune propose aussi sa cargaison de concerts : 35, en 15 lieux, à partir du 2 octobre, avec la langue française au centre, mais sans obligation. Impossible de manquer la carte blanche consacrée au répertoire d'ores et déjà classique d'Alain Chamfort et de son parolier Jacques Duvall. Et d'une écriture héritière du meilleur de la langue utilisée par Ferré, comme celle d'Ivan Tirtiaux ou du poète anar Daniel Hélin. Francofaune, ce sont aussi des artistes qui échappent à toute catégorisation immédiate, ainsi Laryssa Kim, Italo-Afro-Bruxelloise qui, au départ de ses bidouillages électroniques, crée des sensations sonores surprenantes. Pour le coup, plus proches d'un langage sensitif poétique que d'une quelconque chanson.