Aucun doute là-dessus : le burn-out ou épuisement professionnel a malheureusement le vent en poupe dans notre pays. Selon une étude de SD Worx, 30 % des travailleurs belges ressentent un niveau de stress inacceptable au travail. Entre 2007 et 2014, les cas de burn-out et de dépression ont augmenté de 286 %. Selon l'Inami, 133.255 personnes étaient en absence de longue durée en 2...

Aucun doute là-dessus : le burn-out ou épuisement professionnel a malheureusement le vent en poupe dans notre pays. Selon une étude de SD Worx, 30 % des travailleurs belges ressentent un niveau de stress inacceptable au travail. Entre 2007 et 2014, les cas de burn-out et de dépression ont augmenté de 286 %. Selon l'Inami, 133.255 personnes étaient en absence de longue durée en 2017 en raison d'une maladie psychique. Pour prévenir plutôt que guérir, Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique a annoncé le déploiement à partir du mois de novembre d'un projet pilote d'accompagnement contre le burn-out. Un montant de 2,5 millions d'euros a été dégagé en ce sens. Entre 300 et 1.000 personnes issues des secteurs hospitalier et bancaire vont pouvoir en bénéficier. Il s'agira principalement de collaborateurs qui multiplient les courts arrêts de travail ou sont en arrêt de travail depuis moins de deux mois. Responsable du projet, l'Agence fédérale des risques professionnels (Fedris) proposera un accompagnement personnalisé pour les personnes en souffrance avec une double approche : un suivi individuel des travailleurs à risque, d'une part, et une adaptation du travail et de son environnement, d'autre part. Selon les experts, cette double approche est celle qui donne les meilleurs résultats. L'accompagnement durera au maximum neuf mois avec 17 séances possibles. En fait, il sera adapté à chaque travailleur et comportera des sessions qui lui permettront de s'exprimer sur son travail et ses émotions, et d'autres basées sur la gestion du stress, l'hygiène de vie, etc. Si nécessaire, des séances de soutien et d'accompagnement selon les approches psychocorporelles ou cognitivo- émotionnelles (kinésithérapie, relaxation, etc.) seront aussi disponibles. Au terme de deux ans, la Fedris fera rapport au gouvernement qui décidera ou pas de rendre ce projet permanent.