A l'occasion de la présentation de son nouveau directeur général, Emmanuel Amory, la multinationale pharmaceutique GSK a annoncé qu'elle misait sur sa division vaccin pour continuer de croître. Après s'être fait doubler sur le développement de vaccins contre le covid, l'entreprise est passée de la première à la quatrième place mondiale en termes de chiffres d'affaires....

A l'occasion de la présentation de son nouveau directeur général, Emmanuel Amory, la multinationale pharmaceutique GSK a annoncé qu'elle misait sur sa division vaccin pour continuer de croître. Après s'être fait doubler sur le développement de vaccins contre le covid, l'entreprise est passée de la première à la quatrième place mondiale en termes de chiffres d'affaires. "Nous avons beaucoup plus de concurrents qu'avant la crise sanitaire, précise Emmanuel Amory. Nous devons sans cesse nous réinventer et créer de nouveaux moyens pour nous rendre attractifs afin de rester sur le marché." Le nouveau directeur général a ainsi annoncé l'investissement de 70 millions d'euros pour la production du vaccin contre le VRS, le virus respiratoire syncytial, sur son site de Wavre, en plus des 330 millions annoncés en mars 2021. Voilà 15 ans que GlaxoSmithKline travaille sur ce nouveau vaccin qui viendra s'ajouter à celui contre la malaria (Mosquirix). "Un succès belge et une première mondiale", souligne Emmanuel Amory. La branche vaccin de l'entreprise représente 20% du chiffre d'affaires de GSK, soit 7,8 milliards sur 39,5 milliards d'euros. Autre information de taille, l'entreprise transforme sa division "médicament sans ordonnance" en une entité à part entière. "C'est une des plus grosses séparations des 20 dernières années dans le secteur", ajoute le directeur général. Cette nouvelle entité sera introduite à la Bourse de Londres le 18 juillet sous le nom de Haleon. Le business de cette activité représente plus de 11 milliards d'euros. "L'entité devenait trop grande, cette diversification devenait une distraction pour l'entreprise", précise Emmanuel Amory qui ajoute que GSK en ressortira plus forte puisqu'elle sera centrée sur la science du système immunitaire et les technologies de pointe, qui convergent en matière biopharmaceutique.