Jusqu'aujourd'hui, la crise sanitaire n'a pas eu raison de l'écosystème des jeunes pousses de la tech. Les start-up, qui avaient lancé un appel à l'aide au début du premier confinement, espérant obtenir un soutien financier des autorités, n'ont apparemment pas enregistré de vague de faillites. Ouf! Certains craignaient pourtant que nombre d'entre elles, n'ayant que peu de trésorerie d'avance, rendent les armes, achevées par un marché à l'arrêt. Non seulement ce n'est pas le cas mais, en plus, le financement de start-up et scale-up n...

Jusqu'aujourd'hui, la crise sanitaire n'a pas eu raison de l'écosystème des jeunes pousses de la tech. Les start-up, qui avaient lancé un appel à l'aide au début du premier confinement, espérant obtenir un soutien financier des autorités, n'ont apparemment pas enregistré de vague de faillites. Ouf! Certains craignaient pourtant que nombre d'entre elles, n'ayant que peu de trésorerie d'avance, rendent les armes, achevées par un marché à l'arrêt. Non seulement ce n'est pas le cas mais, en plus, le financement de start-up et scale-up n'aurait jamais connu une aussi belle année en Belgique. C'est en tout cas ce que soutient Omar Mohout, e ntrepreneurship fellow chez Sirris, qui analyse de près l'écosystème des start-up, et notamment les levées de fonds. Selon ses chiffres, 2020 devient une année toute particulière dans le microcosme. Pour deux raisons. D'abord parce que pour la première fois, le total des montants levés dépasserait le milliard d'euros. Ensuite parce que pour la première fois de l'histoire de la tech, les levées de fonds des start-up serait plus élevées en Wallonie qu'en Flandre et à Bruxelles. Selon le responsable de Sirris, les levées de fonds en Wallonie représenteraient en effet 46% du total, contre 34% en Flandre et 20% à Bruxelles. Les chiffres doivent toutefois être mis en perspective avec la réalité du terrain de ces derniers mois. A observer le top 20 des levées de fonds établi par Omar Mohout, on relèvera que le peloton de tête est composé d'UnifiedPost, de Collibra et Nyxoah. A elles trois, ces sociétés atteignent environ 450 millions d'euros. Pour rappel, UnifiedPost et Nyxoah ont toutes deux réalisé leur introduction en Bourse. La quatrième plus grosse levée de fonds serait celle de la firme Televic, spécialisée dans les communications, qui aurait vu la Gimv entrer dans son capital avec un apport de 60 millions d'euros. Par ailleurs, le top 20 établi par l'observateur de chez Sirris contient également quelques biotechs, comme OncoDNA. Autre point à tempérer: la supériorité des investissements en Wallonie sont, eux aussi, quelque peu biaisés par l'introduction en Bourse d'UnifiedPost. Cette dernière, située à La Hulpe, a été fondée par Hans Leybaert, un néerlandophone, et a été soutenue financièrement par de nombreux investisseurs flamands et internationaux. Par contre, il est intéressant de noter que 80% des fonds collectés concernent des levées à plus de 10 millions d'euros. Un tiers viennent d'IPO et 50 autres pour cent de " séries B " et de séries suivantes... Pour les jeunes pousses toutefois, " elles ont eu du mal à trouver des fonds d'amorçage et leurs premières grosses levées de fonds ", regrette Omar Mohout.