Et nous voici déjà au bout du premier trimestre de l'année. Pour sa première livraison 2021, le baromètre des notaires a fait une petite entorse temporelle. Afin d'éviter l'impact du premier confinement, il a comparé les prix et ventes du 1er janvier au 16 mars 2021 à ceux du 1er janvier au 18 mars 2020, soit le mêm...

Et nous voici déjà au bout du premier trimestre de l'année. Pour sa première livraison 2021, le baromètre des notaires a fait une petite entorse temporelle. Afin d'éviter l'impact du premier confinement, il a comparé les prix et ventes du 1er janvier au 16 mars 2021 à ceux du 1er janvier au 18 mars 2020, soit le même nombre de jours ouvrables. Au 1er trimestre de cette année, l'activité a été très dense, soit une hausse de 11,2% des transactions. Une hausse qui n'est évidemment pas linéaire: la Flandre explose (+ 14,7%), la Wallonie suit le mouvement (+ 9, 8%) mais Bruxelles recule fort (- 6,2%). Une baisse bruxelloise à relativiser: le début 2020 avait été exceptionnel et le marché est aujourd'hui en hausse face à 2019. En outre, l'offre y est assez faible. En Wallonie, il est clair que les biens au vert ont la cote. Ils sont dopés par l'effet télétravail qui atténue la distance. Ainsi, la province de Luxembourg poursuit sur sa bonne lancée de 2020 avec une hausse de 25,7% des transactions au premier trimestre. Celle de Liège connaît aussi une activité très intense (+ 13,3%). Côté prix, c'est le miroir aux alouettes: ils diminuent pour les maisons et les appartements en Wallonie (- 0,2% et - 0,8%) et uniquement pour les maisons à Bruxelles (- 3%). C'est un leurre car, comme l'explique la fédération des notaires, le type de biens vendus n'est plus le même: moins chers, plus isolés ou en moins bon état. De quoi faire baisser la moyenne, mais la hausse est toujours bien présente pour les maisons bien localisées et les offres y dépassent souvent le prix demandé.