Le golf américain ne connaît pas la crise. Mieux: le PGA Tour roule carrosse et envisage même de réaliser, à terme, une OPA sur l'European Tour pour mieux régner sur le swing mondial. Aux Etat-Unis, le sport de St.Andrews est, il est vrai, incontournable. Malgré le retrait de Tiger Woods, il continue à crever l'écran. En terme d'audiences télé- visées et de sponsoring, il concurrence ouvertement les grandes compétitions de NBA, de baseball ou de football américain.
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Le golf américain ne connaît pas la crise. Mieux: le PGA Tour roule carrosse et envisage même de réaliser, à terme, une OPA sur l'European Tour pour mieux régner sur le swing mondial. Aux Etat-Unis, le sport de St.Andrews est, il est vrai, incontournable. Malgré le retrait de Tiger Woods, il continue à crever l'écran. En terme d'audiences télé- visées et de sponsoring, il concurrence ouvertement les grandes compétitions de NBA, de baseball ou de football américain. Symbole de cette opulence, la FedEx Cup sert, chaque été, d'épilogue à la saison officielle et fait tourner les têtes avec des prize money défiant la raison. Cette semaine, sur le parcours East Lake Course d'Atlanta, les 30 premiers du classement de l'année se partageront ainsi un bonus de plus de 50 millions de dollars. Et à lui seul, le vainqueur héritera, pour ses étrennes estivales, d'un chèque de 15 millions de dollars. Un record toutes catégories pour une compétition individuelle. La FedEx Cup a été inventée en 2007 avec pour objectif avoué de générer un suspense artificiel et de tenir en haleine, durant trois semaines, les téléspectateurs. Son format est très particulier. Les 150 premiers du classement de la saison régulière sont conviés à se disputer le fameux pactole lors de trois playoffs. Le "Northern Trust" s'est disputé au Liberty National de New York, le "BMW Championship" s'est joué à Caves Valley dans le Maryland, et le "Tour Championship" sert de bouquet final pour les 30 derniers rescapés. Les Américains raffolent du concept des playoffs mis en place dans la plupart des grands sports collectifs. Dans une discipline individuelle, le golf fait office de pionnier. Et ça marche. Avec un système de points très particulier, qui permet d'improbables renversements de situation, tout est évidemment ficelé pour tenir en haleine les passionnés jusqu'au dernier putt. "Ce n'est pas toujours très juste sportivement. Le meilleur joueur de la saison n'est pas nécessairement celui qui remporte le trophée", remarque le n°1 mondial Jon Rahm. Mais le grand public américain, nourri au biberon de l'argent roi, apprécie visiblement cette course folle au jackpot. Gagner 15 millions de dollars sur quatre jours et en un seul tournoi, cela fait rêver! Depuis sa naissance, la FedEx Cup a déjà couronné de nombreux ténors dont Tiger Woods (2007 et 2009), Jim Furyk (2010), Jordan Spieth (2015), Rory McIlroy (2016 et 2019) ou Dustin Johnson (2020). A qui le tour cette année? Patrick Cantlay (vainqueur du BMW Championship), Tony Finau, Bryson DeChambeau et Jon Rahm sont actuellement en pole position.