Les grandes manoeuvres se poursuivent dans la pharma. Quelques jours après l'annonce de la mise en commun des activités grand public de GSK et de Pfizer, BMS et Celgene ont publié les bans de leur mariage le 3 janvier. Bristol Myers-Squibb, pionnier de l'immunothérapie des cancers, va racheter la biotech américaine, leader des traitements des cancers du sang, pour ...

Les grandes manoeuvres se poursuivent dans la pharma. Quelques jours après l'annonce de la mise en commun des activités grand public de GSK et de Pfizer, BMS et Celgene ont publié les bans de leur mariage le 3 janvier. Bristol Myers-Squibb, pionnier de l'immunothérapie des cancers, va racheter la biotech américaine, leader des traitements des cancers du sang, pour 64,9 milliards d'euros. Soit une prime de plus de 50 % par rapport au cours de Bourse la veille de l'annonce. Une fois validée, cette opération deviendra l'une des plus importantes de tous les temps dans le secteur de la pharma. Le record est toujours détenu par Pfizer à l'occasion de son rachat de Warner-Lambert en 2000 pour 110 milliards d'euros. Ensemble, BMS et Celgene donnent naissance au leader mondial de l'oncologie et des maladies cardiovasculaires avec un chiffre d'affaires cumulé de 29,22 milliards d'euros. Le nouveau groupe va disposer, dans son portefeuille, de neuf médicaments dits blockbusters (plus d'un milliard de dollars de ventes annuelles) dont les fameux Opdivo (mélanomes, cancers du rein et du poumon) et Revlimid (leucémies, anémies, etc.). Il compte lancer dans les prochains mois six autres blockbusters supplémentaires, notamment dans le domaine de l'immunothérapie. Enfin, BMS met aussi la main sur les solutions développées par Juno Therapeutics, rachetée par Celgene au début de l'an dernier pour 7,9 milliards d'euros. Juno est spécialisée dans les thérapies cellulaires individuelles. L'oncologie est l'un des domaines les plus prometteurs de la pharma avec un marché qui atteindra les 175 milliards d'euros en 2022 selon les experts, avec des marges de croissance de 10 % par exercice. A la base de cet engouement : des innovations très prometteuses comme l'immunothérapie, les thérapies géniques et les traitements individuels.