Présenté en grande pompe en 2013 et opérationnel depuis le 1er janvier 2014, le Huurgarantiefonds (Fonds de garantie locative) devait, selon ses initiateurs, attirer au moins 18.000 propriétaires dès la première année. Ils sont à peine un millier aujourd'hui et depuis sa constitution,...

Présenté en grande pompe en 2013 et opérationnel depuis le 1er janvier 2014, le Huurgarantiefonds (Fonds de garantie locative) devait, selon ses initiateurs, attirer au moins 18.000 propriétaires dès la première année. Ils sont à peine un millier aujourd'hui et depuis sa constitution, le Fonds n'est intervenu que cinq fois. Aucun dossier pour des locataires défaillants n'a encore été ouvert cette année alors que la Flandre compte 550.000 logements donnés en location et qu'annuellement 12.000 familles y sont menacées d'expulsion. Le problème est le suivant : pourquoi dépenser 78 euros pour adhérer à un Fonds dont les conditions d'accès et de fonctionnement sont tellement strictes qu'il ne peut entrer en action que lorsqu'il n'y a plus grand-chose à espérer ? Le Fonds, en effet, limite son intervention à trois mois de loyer avec un plafond de 2.776 euros et n'intervient pas lorsque le juge n'impose pas un plan d'apurement de moins de 12 mois. La ministre compétente, Liesbeth Homans (N-VA), promet une alternative " encore au cours de cette législature ". Mais la confiance n'y est plus. En mars 2015, la vice-Première flamande avait déjà promis une "évaluation en profondeur " du système après avoir été obligée d'admettre qu'à ce moment, le Fonds n'avait encore séduit que 325 propriétaires. Première à douter, la ville de Courtrai a déjà annoncé qu'elle organisera dès le 1er juin son propre Fonds de garantie.