Ixelles, Saint-Gilles et le centre-ville dessinent toujours l'axe principaldes galeries et espaces non profit qui fêtent la rentrée artistique. Sur cet axe, on relève naturellement quelques standards bruxellois - Xavier Hufkens, La Patinoire Royale, Baronian - mais aussi nombre d'endroits outsiders intéressants.
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Ixelles, Saint-Gilles et le centre-ville dessinent toujours l'axe principaldes galeries et espaces non profit qui fêtent la rentrée artistique. Sur cet axe, on relève naturellement quelques standards bruxellois - Xavier Hufkens, La Patinoire Royale, Baronian - mais aussi nombre d'endroits outsiders intéressants. On pense à l'Alice Gallery menée par Alice Van Den Abeele - l'une des instigatrices du musée Mima en bord de canal - qui propose Todd James. Ce New-Yorkais né en 1969, ayant collaboré avec Iggy Pop ou les Beastie Boys, convoque la multiplicité des couleurs dans des compositions picturales d'art urbain décomplexé, y compris dans ses thématiques contemporaines, sexe et guerre inclus. Second endroit prometteur, la Galerie Templon qui présente Ivan Navarro, artiste chilien né en 1972. Il a grandi sous la dictature de Pinochet dans un pays qui multiplie les interdits, y compris dans les arts. New York sera donc, comme pour beaucoup d'autres, la destination fantasmée de création. Navarro y conçoit l'utilisation de la lumière comme matière première indispensable à exprimer les blessures héritées de son pays mais aussi d'autres sentiments moins funèbres. D'où ces " sculptures " de néons et autres tubes lumineux, colorés, ludiques, voire envoûtants : un des musts du week-end. Troisième choix subjectif : la galerie La Forest Divonne qui imagine un dialogue visuel entre le photographe Lucien Hervé - mort en 2007 à l'âge de 97 ans - et Illès Sarkantyu, lui aussi né en Hongrie, mais 67 ans plus tard. Du premier, devenu fameux pour ses images d'architecture, on peut voir la série d'autoportraits L'appartement, montrant ses capacités à discipliner la lumière et la représentation de soi. Matière que le second artiste va interpréter à sa façon en revisitant le travail d'Hervé dans un florilège d'images inattendues. Pour info, la plupart des expositions visibles au Brussels Gallery Weekend se tiennent au-delà du 9 septembre. Et l'accès à tous ces lieux est évidemment gratuit.