Le constructeur français est revenu dans l'oeil du cyclone après la divulgation par Libération d'un rapport de l'administration française de la répression des fraudes, la DGCCRF. Ce rapport est déjà ancien (novembre 2016). Il fa...

Le constructeur français est revenu dans l'oeil du cyclone après la divulgation par Libération d'un rapport de l'administration française de la répression des fraudes, la DGCCRF. Ce rapport est déjà ancien (novembre 2016). Il fait partie de l'enquête demandée par Paris sur le respect des normes d'émissions par différentes firmes automobiles à la suite du dieselgate de VW. Il a déjà décidé la justice française d'ouvrir une information judiciaire à l'encontre de la firme au losange en janvier 2017. Selon la DGCCRF, Renault a développé une " stratégie ayant pour objectif de fausser les résultats des tests antipollution ". En clair : il a utilisé un logiciel similaire à celui de VW et qui permet aux voitures d'abaisser artificiellement leurs niveaux de pollution lors des tests officiels. Ce qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs, ce sont les écarts considérables de performances entre l'homologation en laboratoire et l'utilisation en conditions réelles. Un exemple parmi d'autres : le SUV Captur émet 377 % de CO2 en plus. De son côté, Renault a réfuté avoir installé un tel logiciel de trucage. Par Jean-Christophe de Wasseige