Au mois de décembre, la Clinique Edith Cavell et celle du Parc Léopold déménageront à Delta où se termine la construction d'un centre hospitalier hypermoderne de 500 lits. Un déménagement stratégique pour le Chirec. " Sur les sites de Cavell et du Parc Léopold, la masse critique n'est toujours pas atteinte, explique Bruno Lefébure, directeur général administratif et financier du Chirec. Cette masse critique dépend évidemment de la médecine. Avant, un chirurgien orthopédique faisait tout. Aujourd'hui, vous avez un spécialiste du genou, du pied, de la main, de la hanche, etc. La médecine s'est hyperspécialisée. Dans le même temps, la durée d'hospitalisation s'est raccourcie et les f...

Au mois de décembre, la Clinique Edith Cavell et celle du Parc Léopold déménageront à Delta où se termine la construction d'un centre hospitalier hypermoderne de 500 lits. Un déménagement stratégique pour le Chirec. " Sur les sites de Cavell et du Parc Léopold, la masse critique n'est toujours pas atteinte, explique Bruno Lefébure, directeur général administratif et financier du Chirec. Cette masse critique dépend évidemment de la médecine. Avant, un chirurgien orthopédique faisait tout. Aujourd'hui, vous avez un spécialiste du genou, du pied, de la main, de la hanche, etc. La médecine s'est hyperspécialisée. Dans le même temps, la durée d'hospitalisation s'est raccourcie et les flux de patients ont augmenté. L'activité s'est déplacée vers l'ambulatoire. Nous réalisons aujourd'hui plus de one day que d'hospitalisation classique. Pour offrir la panoplie médicale complète, il fallait autrefois 30 médecins. Il en faut cinq fois plus aujourd'hui. Donc pour les avoir tous, il faut un nombre de patients plus important, plus de lits et un hôpital plus ouvert vers l'extérieur. " Evidemment, pas question de déménager un hôpital comme le siège d'une banque. Et si le bien-être du personnel soignant est crucial, c'est le patient qui est prioritaire. " A Delta, le patient ne se baladera plus dans l'hôpital, ce sont les médecins et le personnel qui tourneront autour de lui, poursuit Bruno Lefébure. Il n'y aura quasi plus de fléchage mais de simples zones de couleur. Le patient et le personnel bougeront le moins possible. " " Nous avons fait une étude des flux très poussée, poursuit Marco Dusanic, directeur des ressources humaines. Chaque possibilité a été envisagée pour trouver le chemin le plus court ou le plus convivial. Nous avons pu aller aussi loin grâce à tous les feed-back du personnel. Celui-ci a aussi eu son mot à dire sur son espace de travail. Untel veut sa tablette à 90 cm de hauteur car à cet endroit-là, il travaille debout. Tel autre avait besoin de cinq prises de courant placées dans tel mur et pas un autre. Nous avons vraiment joué au lego et à quelques mois du déménagement, le personnel sait déjà où il va aller, quel sera son bureau, qui seront les gens avec qui il aura des contacts, etc. " Ce déménagement est aussi remarquable en termes de ressources humaines. En effet, il induit un mélange de personnel de deux établissements différents. " Tout notre déménagement est basé sur le fait que tout le monde arrive en même temps, confie Marco Dusanic. Personne ne prend possession du territoire avant l'autre. Cela fait 10 ans que ce projet se prépare avec des réunions régulières entre les équipes. Tout le back office est fusionné : une seule pharmacie, un seul quai de déchargement, etc. Mais les équipes du front office qui interagissent avec le patient sont conservées intactes. Il restera donc, par exemple, deux services de gériatrie, l'un contre l'autre sur le même étage. Ils partageront les équipements. Ces gens travaillent déjà ensemble, se connaissent, se rencontrent régulièrement. Ce ne sera donc pas un problème du tout. Pourquoi deux services ? Ce sont les normes hospitalières en vigueur. Une unité de soins comporte 30 lits avec un encadrement spécifique de 13,25 infirmières dont une chef. Maintenant, imaginez un service de 120 lits avec quatre infirmières de garde. Le patient n'aurait qu'une chance sur quatre de tomber sur la même personne. Ce n'est pas humainement acceptable. "