Après 22 ans d'absence, la marque Alpine renaît enfin et cette réinterprétation néo-rétro de la légendaire berlinette est une totale réussite.
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Après 22 ans d'absence, la marque Alpine renaît enfin et cette réinterprétation néo-rétro de la légendaire berlinette est une totale réussite. On reconnaît d'emblée les airs de la devancière avec ses antibrouillards ronds au centre de la calandre, les flancs creusés ou la ligne plongeante à l'arrière et son fort porte-à-faux. Le poids étant l'ennemi de la performance, l'A110 n'excède pas 1.080 kg en version de base. Ce poids plume repose, en effet, sur une structure en aluminium et une bataille du gramme a touché toutes les pièces du véhicule. L'habitacle est spacieux, comparé à celui de son aîné, mais il manque cruellement de rangements. Avec respectivement 100 et 96 l de contenance, les coffres avant et arrière n'autorisent que de petits sacs souples. Mais une voiture aussi typée ne prétend à aucune utilisation familiale. La présentation intérieure est de qualité et l'équipement moderne. Bien calé dans un superbe siège baquet, le conducteur actionne un bouton rouge qui module trois configurations (Normal, Sport et Track) jouant sur la fermeté de la direction, la réponse moteur, la sonorité, la gestion de la boîte et de l'ESP. Le morceau de choix de l'Alpine réside dans son comportement routier hors pair qui renvoie bien loin une Audi TT ou une Alfa 4C. L'agilité du châssis se révèle diabolique. On tournicote avec un incroyable plaisir. En forçant la cadence, on fait glisser l'arrière, mais sans danger. A l'heure de la voiture connectée et autonome, l'Alpine ose s'adresser aux seuls passionnés ! Car le moteur est bien là : réactif, assez rageur et adapté aussi. La suspension surprend par son confort et rend l'A110 très agréable à conduire au quotidien. Facile, agile et sportive, c'est une formidable machine à rouler.