Annoncé il y a quelques années déjà, Le Chat Cartoon Museum de Philippe Geluck n'a jamais suscité la moindre pétition jusqu'à la semaine dernière. Pas de protestation lorsque les plans ont été dévoilés en 2017. Ni de levée de boucliers lorsque la Région bruxelloise a voté, fin ...

Annoncé il y a quelques années déjà, Le Chat Cartoon Museum de Philippe Geluck n'a jamais suscité la moindre pétition jusqu'à la semaine dernière. Pas de protestation lorsque les plans ont été dévoilés en 2017. Ni de levée de boucliers lorsque la Région bruxelloise a voté, fin 2018, le budget pour la reconstruction du bâtiment prévu pour le musée (près de 9,4 millions). Etonnamment, c'est lorsque le permis d'urbanisme a été octroyé le 22 avril dernier que quelques bien-pensants de ce que doit être l'art à Bruxelles ont lancé une pétition exigeant l'abandon du Chat Cartoon Museum. Une pétition qui a rapidement recueilli des milliers de signatures, au point de pousser Philippe Geluck à dire qu'il pourrait arrêter le projet. Au-delà de la polémique artistique qui s'essouffle déjà, c'est aussi un projet économique que l'on tente d'étouffer. Prévue en 2024, l'ouverture du musée devrait en effet garantir la création de 25 équivalents temps plein et un flux de visiteurs dont les dépenses ruisselleront à coup sûr dans l'économie bruxelloise. Mais surtout, Philippe Geluck apporte près de 8 millions d'argent privé dans l'aventure, principalement via des sponsors, pour habiller le bâtiment au-delà du "gros oeuvre" (garanti par la Région) et assurer toute la scénographie du musée. Une dimension "artrepreneuriale" (osons le mot) un peu trop passée sous silence, malheureusement...