Après une année 2018 très compliquée en raison de la présence d'un seul réacteur nucléaire sur sept entre le 13 octobre et le 11 novembre, le marché belge de l'électricité a vécu 12 mois plus sereins l'an dernier. Selon les chiffres d'Elia, le gestionnaire du réseau haute tension, la Belgique est redevenue un exportateur net d'électricité. Cela n'était plus...

Après une année 2018 très compliquée en raison de la présence d'un seul réacteur nucléaire sur sept entre le 13 octobre et le 11 novembre, le marché belge de l'électricité a vécu 12 mois plus sereins l'an dernier. Selon les chiffres d'Elia, le gestionnaire du réseau haute tension, la Belgique est redevenue un exportateur net d'électricité. Cela n'était plus arrivé depuis une dizaine d'années. Alors que nous avions importé 20% de notre électricité en 2018, nous avons exporté, en 2019, 2,1% de notre production. En fait, la Belgique est un exportateur net chaque mois depuis juillet. Un phénomène lié à la bonne disponibilité du parc nucléaire mais aussi au retour sur le marché des centrales au gaz de Seraing et Vilvorde. Ainsi, en 2019, la disponibilité du parc nucléaire a avoisiné les 80%, un chiffre plus conforme aux standards internationaux. En août et en septembre, la part des centrales dans le mix belge a même dépassé les 60% alors qu'elle n'était que de 14% en octobre 2018 ! Le renouvelable a continué, lui, à battre des records de production. Après une hausse de 18% en 2018, il a encore gagné 17% l'an dernier. A mettre au crédit des éoliennes terrestres et offshore puisque le photovoltaïque a légèrement régressé. Cette progression du renouvelable va se poursuivre cette année. En effet, les parcs éoliens en mer du Nord vont encore augmenter leur production. En 2019, ils ont produit 4.700 GWh, soit une hausse de 37%. De quoi fournir 1,34 million de familles en énergie. C'eût pu être mieux encore car 2019 n'a pas été formidablement venteuse. Six parcs sont désormais opérationnels et fournissent près de 6% de la production totale belge. Deux autres (Seamade et Northwester 2) viendront s'ajouter en cours d'année, permettant d'augmenter la production offshore de 10%.