En ce mois de mai automnal, il faut vraiment avoir très très envie d'aller au resto... Malgré les braséros et les plaids sur les épaules pour se réchauffer et la superbe toile tendue pour se protéger de la pluie, il fait atrocement cru ce samedi midi. "Et encore, hier, on a eu des grêlons!", glisse le serveur en souriant. Pourtant, la vingtaine de convives qui ont réservé au Hors-Champs sont visiblement ravis d'être là et de retrouver la cuisine de Stefan Jacobs.
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En ce mois de mai automnal, il faut vraiment avoir très très envie d'aller au resto... Malgré les braséros et les plaids sur les épaules pour se réchauffer et la superbe toile tendue pour se protéger de la pluie, il fait atrocement cru ce samedi midi. "Et encore, hier, on a eu des grêlons!", glisse le serveur en souriant. Pourtant, la vingtaine de convives qui ont réservé au Hors-Champs sont visiblement ravis d'être là et de retrouver la cuisine de Stefan Jacobs. Le jeune chef et sa compagne Aurélie Leempoel n'ont pas chômé durant le confinement, tombé quelques mois après l'ouverture de leur nouveau resto à Gembloux. Ils ont multiplié les formules take away, agrandi le potager et peaufiné leur boulangerie (qui ouvrira bientôt ses portes). Hyperactif, le jeune homme s'est même mis à la soudure pour fabriquer lui-même les tables dressées au milieu de la cour dela ferme du Hors-Champs, où il a installé, jusqu'au 27 juin, son Bistrot des copains. Une formule en plein air calquée sur les pop-up estivaux qu'il avait organisés il y a quelques années chez le caviste Autrement dit Vins à Namur. Au programme, une carte brève mais que du bon, du très bon même! Adepte du 100% maison, Jacobs propose en guise d'apéro une imparable planche du jour à partager (22 euros) pour accompagner la Chef, la bière aux plantes locales (en ce moment berce et camomille) imaginée en collaboration avec la Brasserie de la Houppe. C'est joli et très appétissant. Mention pour le houmous de chou-fleur et pour le boudin noir à la casserole, servi tiède avec une émulsion de chou rouge. Si l'on préfère fondre pour le bao à la farine de la Ferme Baré (15 euros), on ne sera pas déçu non plus. Confit 12 heures, le lard de chez Cuvry est une dinguerie! Mais c'est au moment des plats que Jacobs achève de convaincre de son immense talent. Même en mode barbecue, il sort de magnifiques assiettes. On retrouve le cochon de chez Cuvry, l'échine cette fois (24 euros), servie rosée avec une intelligente choucroute au pied de porc et une superbe sauce mousseline. Tandis que le pigeon des Collines (29 euros) fond en bouche, avec de beaux accompagnements: artichaut grillé et en purée, polenta de sarrasin façon panisse et lentilles germées de chez Graines de Curieux. Superbe mise en valeur des producteurs, technique assurée qui ne prend jamais le dessus sur la gourmandise, accueil aux petits oignons... Une fois de plus, on est conquis!