Après avoir bataillé durant 19 ans contre des autorités communales aussi procédurières que retorses, Walter Govaert peut enfin laisser en toute légalité sur le toit de son entreprise le Boeing 707 qu'il avait acheté voici 20 ans. Acq...

Après avoir bataillé durant 19 ans contre des autorités communales aussi procédurières que retorses, Walter Govaert peut enfin laisser en toute légalité sur le toit de son entreprise le Boeing 707 qu'il avait acheté voici 20 ans. Acquis auprès de la République du Bénin, l'appareil avait été transformé en centre de formation, ce que contestaient vigoureusement les adversaires politiques de l'homme d'affaires, par ailleurs conseiller communal Open Vld à Wetteren. Dix ans plus tard, considérant qu'aucun permis de bâtir valable n'avait été délivré, le tribunal sommait Walter Govaert (sous peine d'une astreinte de 500 euros par jour) d'évacuer l'engin du parking sur lequel il se trouvait. Ce qu'il fit en louant deux maxi-grues pour le hisser sur le toit de son bâtiment où, après près de 10 nouvelles années de procédure, il peut enfin reposer en paix. Distributeur de poêles, de pompes à chaleur et d'inserts, Walter Govaert est totalement inconnu en Wallonie où, associé à ses frères, il vient pourtant de rafler au nez et à la barbe d'Eric Domb, patron de Pairi Daiza, le château de Moulbaix, un des plus kitsch de la province du Hainaut. Guillaume Capron