Jeudi dernier, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et Jacinda Ardern, la Première ministre de Nouvelle-Zélande, ont conclu un vaste accord commercial. Il s'agit du premier de grande ampleur depui...

Jeudi dernier, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et Jacinda Ardern, la Première ministre de Nouvelle-Zélande, ont conclu un vaste accord commercial. Il s'agit du premier de grande ampleur depuis 2019. Une victoire politique à même de relancer les négociations, au point mort, avec l'Australie. Il s'agit aussi du premier accord qui intègre des engagements sociaux et de durabilité. Soit une réponse aux critiques qui ont valu au Ceta et au Mercosur les pires ennuis. Le texte comporte en effet des clauses qui impliquent le respect de l'Accord de Paris et évoquent les subsides aux énergies fossiles, l'égalité homme-femme ou les normes de travail de l'OIT. Concrètement, l'accord doit accroître le commerce bilatéral de 30% avec une croissance potentielle de 4,5 milliards d'euros annuels pour les exportations européennes. Il implique la suppression des tarifs douaniers sur tous les produits industriels européens et la reconnaissance en Nouvelle-Zélande de 2.000 IGP. De son côté, les Kiwis obtiennent un milliard d'euros d'exportations supplémentaires, surtout dans le domaine agricole.