A l'été 2014, on découvre Typh Barrow au BSF dans un modeste chapiteau de 200 personnes, menant d'une voix supérieure un répertoire pop-soul qui n'est pas sans rappeler les envolées d'Amy Winehouse. Sous (partielle) influence, les vocalises de la jeune Bruxelloise - née au printemps 1987 - impressionnent néanmoins par les qualités d'un style généralement réservé aux Anglo-Saxons. Au fil de dizaines de concerts et d'un premier album, Raw, paru...

A l'été 2014, on découvre Typh Barrow au BSF dans un modeste chapiteau de 200 personnes, menant d'une voix supérieure un répertoire pop-soul qui n'est pas sans rappeler les envolées d'Amy Winehouse. Sous (partielle) influence, les vocalises de la jeune Bruxelloise - née au printemps 1987 - impressionnent néanmoins par les qualités d'un style généralement réservé aux Anglo-Saxons. Au fil de dizaines de concerts et d'un premier album, Raw, paru tout début 2018, Tyffany Badorowski - son nom au civil - va peu à peu se constituer un vaste public, essentiellement en Belgique francophone. Remplissant des salles d'importance comme le Cirque Royal ou le Forum liégeois. Avec Aloha - titre clin d'oeil à un fameux live d'Elvis Presley -, son second album sortant ces jours-ci, Typh Barrow fait un pari supplémentaire. Et ce, dès la première plage, avec un étonnant morceau qui rompt avec sa soul aux yeux bleus pour un ample duo choral avec Gulaan, vocaliste virtuose de Nouvelle-Calédonie. Terre ayant visiblement inspiré certains titres de l'enregistrement réalisé entre ce territoire français du Pacifique, Londres et Bruxelles. Si la production musicale - emmenée par le manager de Typh, François Leboutte - s'avère riche et construite, elle a parfois tendance à trop épaissir le son. On préfère les moments naturellement dépouillés, comme l'intro voix/piano de The Gift, duo avec le formidable chanteur gantois Jasper Steverlinck. Tout en reconnaissant que sur les 12 titres proposés, plusieurs sont d'une évidente dimension tubesque : que ce soit The Other Woman, roucoulade sortie des sixties américaines, Doesn't Really Matter, éclairée d'une impressionnante guitare wah-wah ou encore, Replace, d'emblée radiophonique. Titres où la maturité d'écriture des textes gagne également un ou deux galons supplémentaires, garantissant que la date de lancement d' Aloha, ce jeudi 17 janvier au Botanique, devrait afficher complet. Comme déjà certains des concerts dans de plus grands lieux, prévus d'ici à l'été.