Le scandale Veviba atterrit devant les tribunaux. Nos confrères de L'Echo annoncent en effet que Delhaize a introduit, fin de la semaine dernière, une action devant le tribunal de commerce francophone de Bruxelles en vue d'obtenir des dédommagements. Dans le viseur de l'enseigne au lion : Veviba, mais également l'abattoir Lanci...

Le scandale Veviba atterrit devant les tribunaux. Nos confrères de L'Echo annoncent en effet que Delhaize a introduit, fin de la semaine dernière, une action devant le tribunal de commerce francophone de Bruxelles en vue d'obtenir des dédommagements. Dans le viseur de l'enseigne au lion : Veviba, mais également l'abattoir Lanciers de Rochefort, lui aussi propriété du groupe Verbist. " Ce scandale a eu des conséquences tant sur le plan économique que sur celui de notre réputation, affirme Roel Dekelver, porte-parole de Delhaize. Nous avons dû retirer les produits concernés, chercher d'autres fournisseurs. L'image de Delhaize a été ternie. " La chaîne ne précise toutefois pas à combien elle estime le préjudice subi.Le groupe Verbist a directement réagi, introduisant à son tour une action en justice en vue de réclamer un dédommagement pour " rupture abusive de la collaboration avec Delhaize ". Son patron, Louis Verbist, s'était exprimé dans la presse flamande après que Delhaize et Colruyt eurent annoncé la rupture des contrats. " Je ne suis pas un arnaqueur ni un tricheur, avait-il expliqué. Nous abattons ici les meilleures bêtes de tout le territoire pour Delhaize et Colruyt. Ils le savent puisqu'ils viennent dans nos abattoirs sélectionner eux-mêmes les meilleurs boeufs et les estampiller. " Du côté de Delhaize, on ne comprend pas ces arguments. " Cela sous-entend que nous serions les coupables et pas les victimes, lâche le porte-parole. Il y a clairement eu une rupture de confiance. " Ces affaires devraient être plaidées dans les prochains mois. Entre-temps, Delhaize a cessé toute collaboration avec le groupe Verbist.