Comptabilisant un million trois cent mille visiteurs à l'année pour l'ensemble de ses manifestations, Bozar est davantage qu'un succès : un symbole culturel belge qui, à l'instar de son patron Paul Dujardin, fourmille constamment de mille propositions. Il le prouve encore ces deux prochaines semaines, avec des événements où les musiques se tailleront la part du lion. D'abord de façon spectaculaire, ces 25 et 27 ja...

Comptabilisant un million trois cent mille visiteurs à l'année pour l'ensemble de ses manifestations, Bozar est davantage qu'un succès : un symbole culturel belge qui, à l'instar de son patron Paul Dujardin, fourmille constamment de mille propositions. Il le prouve encore ces deux prochaines semaines, avec des événements où les musiques se tailleront la part du lion. D'abord de façon spectaculaire, ces 25 et 27 janvier via la réunion du Belgian National Orchestra et d'Eric-Emmanuel Schmitt revisitant Beethoven et Chostakovitch. Ou le samedi 26, quand le Toots Thielemans Jazz Award accueillera quatre formations dont celle des jeunes frères Bert et Stijn Cools aux improvisations électroniques ainsi que Magic Malik, flûtiste parisien emmenant le jazz dans des strates bien rêveuses. Evénement encore avec Mitsuko Uchida, pianiste japonaise de renom, interprétant deux concertos de Mozart, dont l'un avec orchestre, ainsi que la 3 Stücke d'Alban Berg, le 31 janvier. Davantage tropical, l'Afropolitan Festival, du 8 au 10 février, invite des musiciens tels que le Gantois Baloji ou Kokoko !, groupe électrique de l'actuelle turbulence congolaise. Sans oublier l'omniprésente Cécile Djunga - miss météo RTBF - qui, dans Presque célèbre, coordonne ses réflexions perso sur le statut de la célébrité " afropéenne ". Ajoutez-y, entre autres, Reimagining Worlds, atelier sur la réalité virtuelle, ou The Shapes Of Love, réflexion sur la sexualité noire dans la littérature contemporaine, et vous obtenez un Afropolitan ludique et questionnant, bien dans le style crossover de la maison Bozar. Celle-ci pense d'ailleurs aussi à inviter régulièrement des traditions non occidentales, par exemple la joueuse de qanun syrienne Maya Youssef ou le chanteur turc Buray - tous deux le 2 février - sans oublier des représentants de l'électronique intime ce 8 février avec l'Ensemble Christina Vantzou et Steve Hauschildt. Et ce deux jours, après que le baroqueux Philippe Herreweghe sera venu illustrer le film Lebenslicht de Clara Pons, en compagnie de son Collegium Vocale Gent.