Excédé par l'inertie du Congrès, Barack Obama avait lancé en 2012, via un décret, le projet Daca (Deferred Action for Childhood Arrival). L'idée était d'offrir une protection temporaire à de jeunes immigrés clandestins âgés d'au mo...

Excédé par l'inertie du Congrès, Barack Obama avait lancé en 2012, via un décret, le projet Daca (Deferred Action for Childhood Arrival). L'idée était d'offrir une protection temporaire à de jeunes immigrés clandestins âgés d'au moins 15 ans, arrivés aux Etats-Unis avant 2007, scolarisés ou diplômés ou ayant servi dans l'armée. Depuis l'été 2012, 800.000 personnes, les Dreamers, ont pu bénéficier du programme et ont reçu un permis de séjour et de travail. Un sésame renouvelable tous les deux ans. Poursuivant méthodiquement son oeuvre de destruction des acquis de la présidence Obama, Donald Trump a mis fin à ce programme la semaine dernière. Et ce malgré l'appel d'une centaine de patrons très influents dont ceux d'Apple, Google ou Facebook. Plus aucune nouvelle demande n'est acceptée. Quant aux 800.000 bénéficiaires actuels, ils sont plongés dans le flou le plus total et risquent de retomber dans la clandestinité avec la circonstance aggravante que l'administration sait tout d'eux. Preuve de son embarras sur le sujet, Donald Trump n'a pas réglé le cas des Dreamers mais a donné six mois au Congrès pour trouver une solution. Par Xavier Beghin