Six millions de porcs et 2,5 millions de vaches, c'est plus que la Flandre ne peut supporter, estime la N-VA qui aimerait tirer parti du changement de cap européen pour infléchir la politique agricole flamande. Jusqu'à présent en effet, l'Europe décide, dans le moindre dét...

Six millions de porcs et 2,5 millions de vaches, c'est plus que la Flandre ne peut supporter, estime la N-VA qui aimerait tirer parti du changement de cap européen pour infléchir la politique agricole flamande. Jusqu'à présent en effet, l'Europe décide, dans le moindre détail, de l'affectation des subsides. A partir de 2020, la Flandre pourra décider elle-même. La N-VA voudrait en profiter pour mettre fin à l'actuel modèle qui cherche à maintenir la rentabilité des exploitations par un accroissement de leur taille. L'avenir passe, selon ce parti, par une réduction du cheptel, la multiplication des circuits courts ou bio, la diversification ainsi que la spécialisation dans certaines races. C'est, insiste- t-il, " à la fois bon pour l'exploitant et l'environnement ", ce que conteste vigoureusement le Boerenbond, farouchement opposé à toute réduction de la taille des élevages. Nous avons déjà accompli d'immenses efforts, argumente cette fédération, de sorte que le cheptel flamand n'est plus responsable aujourd'hui que de 5,2 % des émissions de gaz à effet de serre de la Région. Mais comment assurer la transition ? La N-VA ne veut en aucun cas du modèle hollandais qui offrait l'an dernier une prime de 1.200 euros pour chaque vache laitière en moins. La demande fut en effet telle qu'en 24 heures, la totalité des subsides prévus avait été consommée.