Depairon

La blanchisserie industrielle verviétoise affiche depuis des années une croissance lente mais solide qui lui a permis de s'imposer comme un acteur majeur en Wallonie.

Entreprise familiale née à la fin du 19e siècle à Verviers, la blanchisserie Depairon enregistre depuis une quarantaine d'années une croissance solide et régulière. " C'est à la faveur de l'entrée en vigueur en 1975 de la loi Glinne qui généralisait le port du vêtement de travail dans l'ensemble des entreprises et services que nous avons commencé à croître, rappelle l'administrateur délégué René Depairon, arrière-petit-fils du fondateur Henri. Ce vêtement de travail devait être nettoyé, réparé et entretenu en état normal d'usage par l'employeur. Cela a dopé nos activités et nous a permis de conquérir une place de leader sur le marché. " Si la société a bien grandi en 40 ans, elle a veillé à conserver son caractère familial qui lui permet notamment d'être flexible et réactive en comparaison des grands groupes internationaux qui constituent l'essentiel de ses concurrents.

Depairon s'inscrit dans le long terme et privilégie une croissance régulière et durable." - RENÉ DEPAIRON (Depairon)

En 2017, la société Depairon a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 16 millions d'euros, en croissance de 2 % par rapport à 2016. En 2012, elle affichait un CA de 14,3 millions d'euros. " Nous privilégions une croissance durable et nous nous inscrivons dans le long terme, poursuit René Depairon. Pour l'instant nous finalisons nos investissements (6 millions d'euros) qui vont nous permettre de disposer d'un nouveau hall de réception, tri et lavage. Avec l'automatisation de certains processus, nous libérons des opérateurs de certaines tâches fastidieuses pour les orienter vers des fonctions à plus haute valeur ajoutée. " Depairon emploie actuellement 159 personnes.

Parmi celles-ci, on retrouve la cinquième génération avec les filles de René Depairon, Emilie et Charlotte, ainsi que ceux de sa soeur Yvonne, Fabien et Virginie. Ensemble ils veillent à développer les activités de l'entreprise en modernisant l'outil et en assurant de nombreux services à destination de ses clients qui se recrutent dans l'aéronautique, l'agroalimentaire, l'administration, etc. Outre la location et l'entretien de vêtements de travail, elle propose également une gamme de produits d'hygiène ainsi que des articles EPI (équipement de protection individuelle). Elle compte plus de 200.000 articles en stock et traite sur son site plus de 12.000 vêtements par jour.

THIERRY du PRE-WERSON (Spacebel)

Spacebel

Bureau d'études actif dans le secteur spatial, la société liégeoise a été fondée en 1988 à Liège. Elle est aujourd'hui présente à Bruxelles, Toulouse et Varsovie et ambitionne de croître hors du marché européen.

Voilà une Gazelle qui affiche une santé éclatante pour ses 30 ans et qui jouit d'une réputation affirmée dans son domaine de prédilection : le spatial. " Nous sommes un bureau d'études composé d'ingénieurs qui ont développé une compétence dans les infrastructures liées au spatial comme les satellites, les lanceurs, les centres de contrôle, le traitement des données, etc. Bref, nous couvrons le spectre complet, précise Thierry du Pré-Werson, administrateur délégué. Nous assurons la gestion de projets spatiaux en collaboration avec de nombreux sous-traitants partenaires. " Le terrain de jeu de Spacebel est l'Europe où la Belgique pèse dans le secteur spatial un poids non négligeable. " Nous sommes le plus grand des petits pays en la matière avec une contribution de l'ordre de 200 millions d'euros à l'Agence spatiale européenne (ESA) ", ajoute-t-il.

Nous avons pour objectif de doubler notre chiffre d'affaires d'ici à 2025 via la grande exportation." - THIERRY du PRE-WERSON (Spacebel)

Outre Liège et Bruxelles (Hoeilaart), Spacebel est également implantée à Toulouse et Varsovie. Elle compte une centaine de collaborateurs dont 60 en Belgique répartis également sur les deux sites, 30 en France et une dizaine dans le bureau polonais qui vient de s'ouvrir. " Nous avons repris la division spatiale d'une société locale, N7, qui est aussi active dans le secteur de la mobilité, poursuit l'administrateur délégué. A l'instar des autres pays de l'Est, la Pologne compte d'excellents ingénieurs et ambitionne de se développer dans le spatial. Cette nouvelle implantation va nous permettre de consolider notre position en Europe. " L'Europe où Spacebel participe depuis 30 ans à de nombreux projets de l'ESA, du CNES que de la Commission européenne. Depuis sa création, elle a contribué au succès d'une quarantaine de missions spatiales. Parmi celles-ci, pointons notamment le développement du logiciel de Proba-1, le premier microsatellite 100 % belge lancé en 2001 et toujours opérationnel aujourd'hui.

En 2017, Spacebel a réalisé un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros. Dans les années qui viennent, le bureau d'études entend poursuivre sa croissance sur deux axes forts : l'observation de la Terre et l'intégration d'équipements satellitaires. L'objectif étant de doubler le chiffre d'affaires d'ici à 2025. Pour l'atteindre, Spacebel vise la grande exportation avec comme marchés-cibles le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, le Sud-Est asiatique et l'Amérique latine.

Medixbel

Spécialisée dans le reconditionnement d'anciens systèmes de radiologie, Medixbel s'est également lancée dans la réalisation de ses propres tables de radiologie.

Née le 1er avril 1999, Medixbel a été créée par trois anciens de General Electric Medical Systems (GEMS) qui venait de fermer son site de Loncin, Robert Beciani, Michel Pondant et Armand Versolato. Près de 20 ans plus tard, ils sont toujours présents au sein d'une entreprise qui compte maintenant plus d'une vingtaine de personnes. " Et pourtant, quand nous nous sommes lancés, personne ne croyait que nous allions survivre, sourit Michel Pondant, administrateur délégué. Au départ, nous sommes spécialisés dans le reconditionnement d'anciens systèmes de radiologie et le service. " Des activités qui ont amené les fondateurs à voyager durant des années à travers le monde. Aujourd'hui, ce sont leurs collaborateurs qui effectuent les déplacements.

MICHEL PONDANT (Medixbel)

Les fondateurs sont davantage présents dans les nouveaux bureaux et ateliers qu'ils finissent d'aménager, avec notamment un show-room, à Ans. " Nous nous sommes installés dans un centre qui servait précédemment pour l'archivage d'une compagnie d'assurance, poursuit Michel Pondant. Nous disposons d'un espace de 9.000 m2 qui va nous permettre de poursuivre nos développements. " Parmi ceux-ci figure la mise au point d'une table de radiologie estampillée Medixbel conçue et produite en interne, et baptisée Phenix Evolution. En 2015, elle a repris une partie de la société Medex, née également en 1999 du départ de GEMS, qui était active dans la production de tables de radiologie. Celle qu'elle développe actuellement sera commercialisée fin de cette année.

Nous mettons la dernière main à notre table de radiologie Phenix Evolution qui sera commercialisée à la fin de cette année" - MICHEL PONDANT (Medixbel)

Dans la même ligne, Medixbel propose déjà aux praticiens et départements de radiologie un upgrade de leur équipement de radiologie comprenant une table Prestige-SI, un générateur de type MPH et un système d'imagerie digitale ou analogique statique. " Nous réalisons une mise à niveau de leur système d'imagerie vers les dernières technologies tout en conservant la table et le générateur. Notre dispositif Phenix présente de nombreux avantages : il permet de réaliser l'économie de l'achat d'une nouvelle table, de passer des systèmes qui utilisent encore des cassettes à une technologie digitale à capteur dynamique, d'augmenter la fiabilité et la productivité. " Un premier upgrade a été réalisé en décembre dernier au CHU de Liège.