Implantée à Bertrix, l'entreprise de travail adapté Le Saupont s'est considérablement développée dans le secteur cosmétique où elle compte une soixantaine de clients.

C'est suite à la crise financière de 2008 que Le Saupont, située à Bertrix, a pris le virage des cosmétiques qui représentent aujourd'hui 90% de ses ventes. "Nous devions nous diversifier - à l'époque un seul client représentait la majorité de notre chiffre d'affaires - et différentes activités ont été alors lancées dont certaines existent toujours, rappelle Etienne Genin, directeur général. Par exemple Conpalux, orientée dans les cosmétiques. Nous proposons désormais un service complet, de la formulation à l'expédition en passant par la fabrication, le remplissage et l'emballage. Nous comptons une soixantaine de clients parmi lesquels on retrouve les grands noms du secteur. Nous travaillons à la carte, selon leurs desiderata."
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C'est suite à la crise financière de 2008 que Le Saupont, située à Bertrix, a pris le virage des cosmétiques qui représentent aujourd'hui 90% de ses ventes. "Nous devions nous diversifier - à l'époque un seul client représentait la majorité de notre chiffre d'affaires - et différentes activités ont été alors lancées dont certaines existent toujours, rappelle Etienne Genin, directeur général. Par exemple Conpalux, orientée dans les cosmétiques. Nous proposons désormais un service complet, de la formulation à l'expédition en passant par la fabrication, le remplissage et l'emballage. Nous comptons une soixantaine de clients parmi lesquels on retrouve les grands noms du secteur. Nous travaillons à la carte, selon leurs desiderata." Les 10% restants englobent différents départements tels que L'atelier du linge (salon lavoir et centrale de repassage), le SauPub (création de présentoirs), Au coeur des ateliers (boutique déco-cadeaux) ou encore La table des ateliers (restaurant). L'ETA (entreprise de travail adapté) emploie 380 personnes dont 70% sont en situation de handicap. Un nombre de collaborateurs qui croît d'année en année à l'image du chiffre d'affaires du Saupont qui est passé entre 2016 et 2020 de 7,9 à 13 millions d'euros. "Tous les bénéfices sont réinvestis dans les outils de production ainsi que dans le bien-être des salariés", précise le directeur général. Un nouveau hall de stockage de 3.600 m2 a été inauguré en 2021, là où était située la scierie qui n'était plus exploitée. "Cette nouvelle capacité devrait nous permettre de poursuivre notre progression, souligne Etienne Genin. Par ailleurs, nous réalisons un bâtiment social au centre de Bertrix qui comprendra six logements. Nous avons un objet social. Au Saupont, nous formons une formidable équipe où chacun a son importance et compte à mes yeux comme à ceux de tous." A l'image de nombre d'entreprise ardennaises, Baltus est une affaire familiale. On y retrouve, outre Marc Baltus et son épouse Nathalie, leurs quatre fils: Neal, Marvin, Greg et Matt. Tous contribuent, avec leurs 70 collaborateurs, au succès de ce qui est devenu au fil du temps un véritable petit groupe, riche de quatre boutiques à La Roche-en-Ardenne, Bastogne, Durbuy et Tenneville et de deux restaurants (Signé Jeanne, ouvert en 2015, et Jeanne et Nous, en 2020), également à La Roche-en-Ardenne. Des adresses où la viande est naturellement mise à l'honneur puisque voilà quatre générations que la famille est active dans la boucherie, à laquelle se sont ajoutés la boulangerie et les primeurs ces dernières années. "Depuis 10 ans, nous avons mis l'accent sur les circuits courts, explique Marc Baltus, administrateur délégué. Nous étions convaincus que nous allions assister au retour du local comme c'était le cas jadis du temps de mon grand-père. Nous privilégions les fournisseurs locaux et travaillons selon les saisons. Il nous arrive donc parfois de dire à nos clients que nous n'avons pas tel ou tel produit et nous lui expliquons pourquoi. Car dans chacune de nos boutiques, et c'est important, des bouchers conseillent les acheteurs." Une approche qui correspond aujourd'hui aux attentes de la clientèle, qu'elle soit locale ou touristique. Baltus a récemment investi dans un nouvel atelier en dehors de La Roche, qui sera inauguré début avril. "Nous étions un peu à l'étroit dans nos bâtiments situés au coeur de la ville, précise Marc Baltus. Ce nouvel espace de 1.500 m2 répond à toutes les normes actuelles, notamment en matière environnementale. Il va soutenir notre croissance dans les années qui viennent." Une croissance qui passera par l'ouverture en 2023 d'une boutique à Libramont, suivie de Marche-en-Famenne et Beaufays, en province de Liège. Last but not least, un hôtel est également prévu à La Roche, au-dessus des restaurants. Comme ces derniers, son nom sera inspiré par le prénom de la grand-mère du CEO: La Demeure de Jeanne... Une véritable affaire de famille... Le Gevray tire son nom de la ferme familiale où travaillent encore les frères d'Ingrid Collignon. C'est également le nom d'un supermarché à Bertogne ouvert en 2005 et qu'elle dirige avec son mari. "Nous sommes une petite société familiale et nous nous sommes développés autour de trois pôles, détaille-t-elle, avec un supermarché Smatch, une boucherie artisanale et un service traiteur. Pour ce dernier, nous sommes actifs dans toute la province de Luxembourg mais également dans celles de Liège et de Namur. Dans notre supermarché, nous mettons en avant les produits régionaux tels que viandes, miels, farines, pâtes, fromages, chocolats, bières, etc.". Durant le confinement, tant le supermarché que la boucherie ont bien fonctionné, mais les dirigeants ont décidé de suspendre le service traiteur. "Nous n'allions pas concurrencer des restaurants et nous n'avons donc pas voulu jouer la carte des plats à emporter, confirme l'administratrice déléguée. D'autant que nous avions davantage de travail avec nos deux autres pôles. Nous avons commencé ce service traiteur en 2010 et il a grandi peu à peu. Aujourd'hui, c'est la carte de visite du magasin puisque les clients peuvent y retrouver les produits régionaux que nous utilisons." A l'instar de ses homologues, Le Gevray bénéficie non seulement de la clientèle composée des touristes qui apprécient les saveurs ardennaises mais également de celle des locaux qui redécouvrent leur terroir et les produits emblématiques de leur région. Mais également quelques surprises comme ce gin ardennais qui a débarqué cet hiver dans les rayons du Gevray. "C'est une petite production qui marche du tonnerre", sourit Ingrid Collignon qui ajoute que le succès de l'enseigne doit aussi beaucoup à l'ambiance familiale qui y règne. "Les gens ne disent pas qu'ils viennent au Smatch mais chez Timy et Ingrid. Ils se sentent bien chez nous et cela nous fait plaisir."