Si le profil de risque d'un investisseur en immobilier est plus défensif que celui d'un investisseur en obligations ou actions, il est néanmoins possible de commettre l'une ou l'autre erreur. Voici quelques conseils pour les éviter, voire diminuer leur impact.
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Si le profil de risque d'un investisseur en immobilier est plus défensif que celui d'un investisseur en obligations ou actions, il est néanmoins possible de commettre l'une ou l'autre erreur. Voici quelques conseils pour les éviter, voire diminuer leur impact. 1. Emprunter malgré tout. Même si vous disposez d'un bas de laine conséquent qui vous permettrait de payer votre investissement directement, il est toujours conseillé d'emprunter. Encore plus dans une période où les taux hypothécaires sont à des niveaux planchers (il est encore aisé d'obtenir un taux à 2 % sur 20 ans). Emprunter permet surtout de déduire les intérêts de l'emprunt de vos revenus immobiliers imposables. Les revenus immobiliers et intérêts tombent alors dans une grande corbeille commune. Une exception toutefois : les intérêts de l'emprunt contracté pour votre habitation propre ne peuvent tomber dans cette corbeille. Enfin, ajoutons que le remboursement de votre emprunt dans 10 ou 15 ans ne pèsera pas de la même manière sur votre portefeuille qu'aujourd'hui. Dernier élément : les experts conseillent, si c'est possible, de limiter l'ampleur de votre premier emprunt. Cela permet de diminuer les risques en cas de vide locatif. 2. Choisir la proximité. Acheter un appartement à la côte si on habite Bruxelles pour bénéficier d'un rendement attractif n'est pas l'affaire la plus rentable. Investir dans la brique exige une présence et un suivi, surtout si vous décidez d'être un investisseur actif qui ira réparer une fuite d'eau ou relancer la chaudière. L'idéal, donc, est d'investir dans un rayon proche de son domicile. Avec un rappel au niveau du quartier à choisir : on n'achète pas un bien pour soi mais pour obtenir un bon rendement. Enfin, si on met la main sur un bien à l'étranger, il est nécessaire d'avoir une personne de confiance sur place. De manière à pouvoir gérer les impondérables. 3. Diversifier pour limiter les risques. Plus votre portefeuille de biens s'étoffe, plus les risques diminueront. Rien de révolutionnaire sur ce point. Les risques de vide locatif se diluant à chaque nouvel achat. Rayon diversification, les options sont multiples : kot, box dans un bloc de garages, chambre dans une maison de repos ou encore chambre d'hôtel sont régulièrement proposés, leur rendement élevé séduisant certains candidats investisseurs. Pour ces deux derniers actifs, ils sont toutefois déconseillés de longue date par Philippe Janssens, du bureau Stadim, qui estime que vous serez alors dépendant de la gestion du bien. Ce qui ajoute un risque au risque. " Et puis, vous n'aurez plus votre mot à dire sur l'entièreté du bien, lance Philippe Janssens. Ce n'est jamais l'idéal lors de travaux de rénovation où les discussions peuvent amener certaines tensions. "