Vero n'est pas nouveau, loin s'en faut. L'appli a été lancée en 2015 par trois associés, dont Ayman Hariri, le fils de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, assassiné en 2005. Brusquement, la semaine dernière, le réseau social est sorti de l'anonymat. Par la grâce d'influenceurs et de stars qui ont demandé à leurs suiveurs de les y rejoindre. La machine...

Vero n'est pas nouveau, loin s'en faut. L'appli a été lancée en 2015 par trois associés, dont Ayman Hariri, le fils de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, assassiné en 2005. Brusquement, la semaine dernière, le réseau social est sorti de l'anonymat. Par la grâce d'influenceurs et de stars qui ont demandé à leurs suiveurs de les y rejoindre. La machine à télécharger s'est vite emballée : 500.000 utilisateurs supplémentaires par jour ! Le réseau social s'est ainsi installé temporairement à la première place des applications gratuites les plus téléchargées aux Etats-Unis et dans 18 pays européens. Cette hausse brutale du nombre d'utilisateurs a été très mal vécue par la plateforme qui a connu bug sur bug. Cet engouement soudain y survivra-t-il ? En fait, Vero semble prendre ce que les utilisateurs aiment chez les autres réseaux sociaux et laisse de côté ce qu'ils détestent. L'appli est, en fin de compte, assez basique. Sur un simple fond noir, il est possible de partager des photos, des vidéos, des liens, des livres, de la musique, des avis, etc. Cela ressemble un peu à Instagram avec les hashtags de Twitter et le vaste catalogue de médias de Facebook. Mais ce qui plaît surtout tient en trois éléments. D'abord, il n'y a aucune publicité. Il est donc probable que le service devienne payant dans un avenir proche. Ensuite, le respect de la vie privée. Vero promet de ne pas monétiser les données des utilisateurs. Enfin, il n'y a pas d'algorithme pour déterminer ce qui apparaît sur le fil des utilisateurs. Et cela plaît énormément. Les contenus apparaissent dans l'ordre chronologique. Il faudra désormais voir si Vero n'est pas un feu de paille comme d'autres réseaux sociaux prometteurs et vite oubliés. Car pour concurrencer les stars comme Twitter ou Instagram, il faut enclencher un effet de réseau.