Grâce à ses récentes deuxièmes places au Hero Open et au Celtic Classic, Thomas Detry a changé de division. Il a non seulement intégré le top 100 mondial (il pointe à la 75e place) mais il s'est également qualifié pour le prochain US Open qui se disputera du 17 au 20 septembre sur le parcours du Winged Foot GC, près de New York. Ce sera le premier Grand Chelem de sa carrière !
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Grâce à ses récentes deuxièmes places au Hero Open et au Celtic Classic, Thomas Detry a changé de division. Il a non seulement intégré le top 100 mondial (il pointe à la 75e place) mais il s'est également qualifié pour le prochain US Open qui se disputera du 17 au 20 septembre sur le parcours du Winged Foot GC, près de New York. Ce sera le premier Grand Chelem de sa carrière ! Depuis ses débuts professionnels en 2016, le champion bruxellois a toujours suivi à la lettre son plan de route. Il a gravi les échelons un à un, guidé à la fois par un talent naturel et une sage ambition. Certes, il n'a pas encore remporté son premier titre sur l'European Tour. Mais il ne faut pas savoir lire dans les lignes de ses putts pour deviner que c'est juste une question de patience. " Thomas est un joueur qui m'épate chaque jour par ses capacités à améliorer des détails. Il possède un registre technique très complet mais il cherche toujours à corriger un petit point faible et à se surpasser. C'est la marque des grands ", confie son coach Jérôme Theunis. Les statistiques de Detry valent mieux que tous les discours. Sur les 39 tournois qu'il a disputés en 2019 et 2020, il n'a manqué que quatre cuts. Parallèlement, il a signé dix tops 10. Ce n'est pas un hasard si, de l'avis des plus grands spécialistes, il fait partie des joueurs les plus réguliers du circuit. Long avec ses drives, métronome dans ses approches, précis dans ses putts : c'est une mécanique horlogère. Lors du Celtic Classic, il n'a pas concédé un seul bogey sur ses deux premiers tours ! " J'ai actuellement de bonnes sensations. Je touche bien la balle et je m'offre beaucoup de possibilités de birdies " résume-t-il, le verbe toujours aussi modeste. Frustré par l'arrêt des tournois durant le confinement, le Bruxellois a enclenché la vitesse supérieure dès la reprise. Sans mot dire, il est entré dans la cour des grands. S'il signe un bon résultat lors de l'US Open, qui se jouera sur un parkland taillé à sa mesure, il pourrait encore escalader plusieurs marches dans la hiérarchie et se hisser, d'ici la fin de l'année, dans le fameux top 50 qui sert de sésame pour tous les grands tournois internationaux. Evoluer sur le PGA Tour et conquérir l'Amérique : le rêve ultime de ce joueur qui, rappelons-le, a fait ses classes à l'université de l'Illinois. En attendant, à la Race to Dubaï, véritable classement européen de l'année, Thomas Detry occupe déjà la 13e position. A ce rythme, on se dit que Padraig Harrington, capitaine de l'équipe de Ryder Cup, doit commencer à s'intéresser à ce " petit Belge " qui ne cesse de monter !