A une semaine du Masters, une question brûle les lèvres de tous les passionnés de golf : à 43 ans, Tiger Woods peut-il s'offrir une nouvelle green jacket et remporter enfin le 15e Grand Chelem de sa carrière ? Aux yeux de la plupart des spécialistes, la réponse est : yes ! Ce n'est pas un hasard si, chez les bookmakers, le héros black des greens fait partie du top 5 des favoris pour la victoire avec Rory McIlroy, Dustin Johnson, Justin Rose et Francesco Molinari.
...

A une semaine du Masters, une question brûle les lèvres de tous les passionnés de golf : à 43 ans, Tiger Woods peut-il s'offrir une nouvelle green jacket et remporter enfin le 15e Grand Chelem de sa carrière ? Aux yeux de la plupart des spécialistes, la réponse est : yes ! Ce n'est pas un hasard si, chez les bookmakers, le héros black des greens fait partie du top 5 des favoris pour la victoire avec Rory McIlroy, Dustin Johnson, Justin Rose et Francesco Molinari. Voilà plus d'un an que le " Tigre " aligne les bons résul-tats au plus haut niveau. Et s'il est un tournoi cousu sur mesure pour son talent et son expérience, c'est évidemment le Masters. Le parcours de l'Augusta National lui convient comme un gant. C'est sur ses greens diaboliques qu'il a signé quelques-unes des plus belles pages de sa carrière. Nul n'a oublié son premier couronnement, en 1997. A l'époque, jeune professionnel, il avait pulvérisé tous les records : celui du score le plus bas (18 sous le par), du plus grand écart avec le second (12 coups) et de la précocité (21 ans). Hallucinée, la planète avait découvert, cette année-là, une sorte d'extraterrestre qui allait faire entrer le golf dans une autre dimension. Aujourd'hui, 22 ans plus tard, Tiger Woods est toujours là. Ni ses déboires privés et sentimentaux, ni ses blessures à répétition et ses multiples opérations au dos n'ont eu raison de sa folle ambition. En 2018, après plusieurs années de galère, il a même retrouvé son meilleur niveau. Et, à l'instar de son ami Roger Federer en tennis, il veut continuer à repousser ses limites et à écrire l'histoire. L'Augusta National l'a toujours inspiré. C'est un peu son jardin privé. Le club géorgien, symbole d'une autre époque, a longtemps refusé l'accès aux joueurs noirs. " Si je remportais un jour ce tournoi, ce serait fabuleux ", confiait Tiger lorsqu'il était junior. Aujourd'hui, quatre vestes vertes (1997, 2001, 2002 et 2005) sont accrochées à son portemanteau. Et il y a encore de la place au dressing ! Après une fin de saison 2018 remarquable (2e place à l'USPGA, victoire au Tour Championship), Woods a plutôt bien commencé le nouvel exercice malgré un petit souci au cou. Son jeu est bien en place. On le sent très concentré, le regard déjà tourné vers le mythique parcours de Bobby Jones. Certes, il sait qu'il ne domine plus le golf comme à sa grande époque et que la nouvelle génération a fait bon usage de son héritage. Mais il sait aussi qu'il a toujours les moyens de forcer les portes de l'exploit. Personne ne connaît mieux que lui le parcours d'Augusta. Si, d'aventure, il se retrouve dans le peloton de tête à l'aube du dernier tour, il pourrait fort bien réussir un nouveau coup de... maître.