Paul Magnette a réussi à embrigader Thomas Dermine. A 33 ans, il sera à la tête de l'Institut Emile Vandervelde (IEV), le centre d'étude du PS, la boîte à idées du parti. La petite histoire veut que lors des discussions entre la N-VA et le PS après les élections du 13 juin 2010, le parti na...

Paul Magnette a réussi à embrigader Thomas Dermine. A 33 ans, il sera à la tête de l'Institut Emile Vandervelde (IEV), le centre d'étude du PS, la boîte à idées du parti. La petite histoire veut que lors des discussions entre la N-VA et le PS après les élections du 13 juin 2010, le parti nationaliste avait été impressionné par la capacité de l'IEV à produire des fiches de négociation sur tous les sujets. A cette époque, l'IEV a été qualifié de machine de guerre par les observateurs politiques. Ingénieur de gestion, diplômé en sciences politiques et titulaire d'un master en politiques publiques, Thomas Dermine a tout d'une tête bien faite et bien pleine. La petite histoire raconte qu'il a été un étudiant tellement brillant à l'ULB que le professeur Magnette l'a repéré. Le jeune homme s'est fait connaître en tant que coordinateur du plan Catch, la réponse du gouvernement wallon à la fermeture de Caterpillar à Gosselies. En bonne relation avec les médias, Thomas Dermine a été désigné Wallon de l'année en 2018. Reste à voir si Paul Magnette et Thomas Dermine entreront ensemble dans la grande histoire. Pour ce faire, les défis ne manquent pas. Notamment, former un gouvernement fédéral (avec ou sans la N-VA) et arrêter la lente érosion du PS. Le parti socialiste est toujours premier parti en Wallonie et à Bruxelles mais le 26 mai dernier, celui-ci a réalisé son score le plus bas depuis l'instauration du suffrage universel il y a un siècle.