Malgré ou à cause de l'actuelle tempête sur la culture, les fondations ne désarment pas. Elles résistent et prennent des risques, sortant aussi d'un relatif anonymat. Ainsi, cette Fondation Thalie qui pose à Bruxelles un regard acéré sur l'art...

Malgré ou à cause de l'actuelle tempête sur la culture, les fondations ne désarment pas. Elles résistent et prennent des risques, sortant aussi d'un relatif anonymat. Ainsi, cette Fondation Thalie qui pose à Bruxelles un regard acéré sur l'art contemporain et au-delà. A son origine, Nathalie Guiot, auteure, collectionneuse et mécène, collaboratrice du comité d'acquisition design du Centre Pompidou, impliquée dans l'actuel Kanal bruxellois. Au-delà des oeuvres présentées, la Fondation Thalie organise aussi des performances, rencontres, dîners et ateliers. Sans oublier un travail sur l'édition d'ouvrages divers et des projets d'éducation hors Europe, comme ce workshop photo organisé en Inde pour les enfants. Son QG? Une maison de 1924, proche de l'avenue Louise et des étangs d'Ixelles, oeuvre de l'architecte Jean Hendricks, entièrement rénovée tout en conservant son esprit moderniste. Elle comprend une bibliothèque et même quatre chambres, histoire d'accueillir sur place les artistes et autres visiteurs. Jusqu'au 11 juillet, il s'y tient l'exposition Invisible, Seascapes, présentant les créations de Nicolas Floc'h, dont de superbes images noir et blanc de la vie sous-marine.