"Parfois nous décidons d'être des nuages ou de la rosée." Cette belle phrase signée du jeune auteur congolais Sinzo Aanza donne le ton de la poésie contemporaine de la RDC. Pas forcément connue en Europe, la généreuse écriture de ce ...

"Parfois nous décidons d'être des nuages ou de la rosée." Cette belle phrase signée du jeune auteur congolais Sinzo Aanza donne le ton de la poésie contemporaine de la RDC. Pas forcément connue en Europe, la généreuse écriture de ce vaste pays est largement présentée au festival Corps de textes qui se tient du 14 au 20 mars au Théâtre de Liège. Bonne surprise, elle le fait en dehors des sentiers archi-rebattus de notre perception, souvent limitée, de la culture congolaise plutôt réduite à la musique voire à la danse et à une certaine idée folklorique. La proposition liégeoise est donc agréablement large. Elle nous amène par exemple dans les textes très stimulants de Fiston Mwanza Mujila ou de la pétillante Bruxello-Congolaise Lisette Lombé, offrant une réalité littéraire faisant le pont entre passé et présent, Afrique et Europe. Initiative intéressante aussi du Théâtre de Liège: faire le tour de la Cité ardente à travers le prisme de son passé colonial. Sans parler de la photographie de Do Nsoseme et Emmany Koto et les recettes culinaires garanties roots, en collaboration avec le restaurant Yaka. De quoi stimuler les sens...