La saison n'est pas encore finie pour Thomas Pieters et Thomas Detry ! Les deux champions belges participent, en effet, cette semaine, à la Coupe du Monde par équipes qui se dispute sur le parcours The Metropolitan, à Melbourne. L'épreuve réunit 28 nations avec, au menu, deux formules de jeu chères à la Ryder Cup : le fourballs (jeudi et samedi) et le foursome (vendredi et dimanche). Mais le comptage se fait, cette fois, en stroke play sur quatre tours.
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La saison n'est pas encore finie pour Thomas Pieters et Thomas Detry ! Les deux champions belges participent, en effet, cette semaine, à la Coupe du Monde par équipes qui se dispute sur le parcours The Metropolitan, à Melbourne. L'épreuve réunit 28 nations avec, au menu, deux formules de jeu chères à la Ryder Cup : le fourballs (jeudi et samedi) et le foursome (vendredi et dimanche). Mais le comptage se fait, cette fois, en stroke play sur quatre tours. Lorsqu'il se joue en équipe, le golf fait appel à des valeurs inhabituelles pour des champions nourris au biberon de l'individualisme : la complémentarité, la solidarité, l'homogénéité. Passés par la même filière universitaire américaine, très amis - presque frères ! - dans la vie et guidés par la même ambition, les deux Thomas ont donc, sur le papier, tous les atouts pour frapper un grand coup sur les greens australiens. En fourballs, les deux membres d'une équipe jouent chacun leur balle et on prend en compte la meilleure sur chaque trou. En foursome, en revanche, ils alternent les coups avec une seule balle en jeu. C'est dire si la concentration et la complémentarité sont essentielles pour signer une bonne carte après 72 trous. Thomas Pieters retrouve, en cette fin de saison, la grande forme. Il l'a encore prouvé, dimanche dernier, en terminant à la 12e place du DP World Championship de Dubaï. Thomas Detry vient aussi d'aligner plusieurs performances de très haut niveau (3e au Turkish Airlines Open, 7e au Nedbank Championship et 29e à Dubaï). Le binôme belge a donc de nombreux atouts dans son jeu. Malgré l'absence des meilleurs joueurs du monde (aucun membre du top 15 n'est présent), cette Coupe du Monde, dotée de 7 millions de dollars de prize money, s'annonce très intéressante et ouverte. Plusieurs pays alignent en effet des champions de haut niveau, désireux de clôturer le millésime en beauté. C'est notamment le cas de l'Angleterre (Hatton et Poulter), de l'Afrique du Sud (Grace et Schwartzel), de l'Australie (Leishman et Smith), du Danemark (Olesen et Kjeldsen) et des Etats-Unis (Stanley et Kuchar). Créée en 1953, la World Cup a couronné, au cours de son histoire, de très grands champions comme Ben Hogan, Jack Nicklaus, Severiano Ballesteros, Tiger Woods, Bernhard Langer et Ernie Els. La meilleure performance de la Belgique dans la compétition remonte à...1955. A l'époque, la paire formée par Flory Van Donck et Arthur de Vulder avait terminé dans le Top 4. En 1960, au sommet de son art, Flory Van Donck avait même remporté le classement individuel (qui n'existe plus) en dominant, à Portmarnock, le ténor américain Sam Snead en playoff !